Adresse du Président de la République, Kassym-Jomart Tokayev, aux Kazakhstanais, 1 septembre 2020

Adresse

du Président de la République, Kassym-Jomart Tokayev,

aux Kazakhstanais

 

LE KAZAKHSTAN DANS UNE NOUVELLE RÉALITÉ: LE TEMPS DE L'ACTION

 

Chers compatriotes,

Chers présidents des Chambres du Parlement, Députés,

Membres du Gouvernement!

 

Les travaux de la session ordinaire du Parlement débutent à un moment difficile.

Notre pays continue de faire face à la pandémie qui menace l’ensemble de la communauté mondiale. Nous avons mobilisé toutes les ressources pour protéger la vie et la santé des citoyens kazakhstanais. À l'heure critique, le peuple kazakhstanais s'est solidarisé.

La lutte contre le coronavirus a clairement démontré les caractéristiques fondamentales de notre peuple : l'assistance mutuelle, la compassion et la volonté d'affronter conjointement une catastrophe sans précédent.

J'exprime ma sincère gratitude aux médecins, aux forces de maintien de l’ordre, au personnel militaire, aux bénévoles, aux entrepreneurs et à tous les citoyens consciencieux et concernés pour leur fermeté et leur responsabilité. Vous avez montré un exemple frappant de résilience et de responsabilité. Je considère cela comme une manifestation d'un véritable patriotisme.

Dans des conditions aussi difficiles, notre tâche principale est de maintenir la stabilité sociale et économique, l'emploi et les revenus de la population.

Deux paquets de mesures opérationnelles anti-crise ont été adoptés. Plus de 4,5 millions de Kazakhstanais, qui ont temporairement perdu leurs revenus, ont reçu une aide d’un montant de 42 500 tengués. Plus de 450 milliards de tengués ont été alloués à ces fins. Dans les États voisins et même dans de nombreux pays développés, ce type d'assistance n'a pas été fourni.

Plus d'un million de personnes ont reçu des colis alimentaires et ménagers. À l'initiative du Leadeur de la Nation, président du parti « Nur Otan », plus de 550 000 familles ont reçu une aide financière ponctuelle avec le soutien de la Fondation «Birgemiz ».

La pandémie est devenue un test de résistance pour tous les États. Ils font face à de nombreuses difficultés dans la lutte contre le virus. Un moment la situation se stabilise, le moment suivant, de nouvelles flambées apparaissent.

Le gouvernement a appris de ses erreurs et a réussi à se réorganiser littéralement sur le pouce. L’essentiel, c’est que nous n’avons rien caché à nos citoyens, nous parlons honnêtement des pertes, aussi amères qu’elles soient. Cela distingue favorablement le Kazakhstan de certains États.

Mais l'amélioration de la situation épidémiologique n'est pas un motif de complaisance. Le combat continue. Selon les prévisions de l'Organisation mondiale de la santé, il faudra au moins deux ans pour vaincre la pandémie.

Les mois à venir seront marqués par une mobilisation accrue. Nous devons être prêts pour cela. Il est nécessaire de travailler de manière réfléchie, proactive et de ne pas éteindre les « incendies » sans réfléchir. Toutes les décisions doivent être fondées sur des prévisions solides.

Le gouvernement introduit des restrictions précises et un mécanisme de quarantaine adaptée. Un programme global de lutte contre la pandémie sera élaboré.

Toutes les obligations de l'État dans le domaine social et en termes de soutien à l'économie seront remplies. À ces fins, 1 billion de tengués est alloué par le Fonds national. L'indexation des paiements sociaux se poursuivra. D'ici 2023, il est prévu d'allouer à cette fin plus d’un billion de tengués.

Nous allons certainement surmonter les difficultés actuelles. Mais nous ne devons pas oublier le développement à long terme de notre État dans les nouvelles réalités géopolitiques.

Aujourd'hui, le monde est plongé dans la récession la plus profonde depuis un siècle. La restauration de l'économie mondiale, selon les experts, prendra au moins 5 ans.

Pendant ce temps, la compétitivité des futurs grands États émerge précisément à l'ère des crises et des changements fondamentaux. Le Kazakhstan doit trouver sa juste place dans le nouveau monde.

Grâce à la politique visionnaire du Premier Président – Leadeur de la Nation, Noursoultan Nazarbaïev, une base solide a été créée en matière de développement économique et une notoriété solide a été acquise sur la scène mondiale.

Par conséquent, au moment où un nouvel ordre mondial se forme, nous devons donner un nouvel élan aux réformes. À cet égard, nous devons adhérer au Plan national et aux Cinq réformes institutionnelles.

Nous sommes tenus de créer les conditions d'une vie décente de nos concitoyens, de protéger leurs droits, de garantir l'état de droit, de renforcer la lutte contre la corruption.

Alors, quel est le plan d'action ?

  1. NOUVEAU MODÈLE D’ADMINISTRATION PUBLIQUE

Les réformes dans ce domaine devraient être mises en œuvre de manière systémique.

Commençons par changer les approches de l'administration publique, la politique du personnel, le système de prise de décision et la responsabilité de leur mise en œuvre.

Dans le contexte de la pandémie et de la crise, le système actuel d'administration publique exerce les efforts maximaux. La résolution des tâches opérationnelles prend beaucoup de temps et de ressources.

Mais, en aucun cas, il ne faut perdre de vue l'horizon lointain. Par conséquent, j'ai décidé de créer une Agence pour la planification stratégique et les réformes avec une subordination directe au Président de la République.

Un tel organisme existait auparavant et s'acquittait avec succès des tâches qui lui étaient assignées.

Désormais, il redeviendra le maillon central de tout le système de planification de l'État.

Les réformes élaborées par l'Agence doivent être concrètes, réalistes et, surtout, exécutoires pour toutes les institutions publiques.

Le Conseil présidentiel suprême pour les réformes est en cours de création. Ses décisions seront définitives.

Pour plus d'objectivité dans l'évaluation de l'évolution rapide de la situation, la Commission des statistiques est transférée sous l’autorité de l'Agence.

Il se trouve que dans le système de planification d'État, l'appareil étatique agit comme le principal planificateur, exécuteur et évaluateur. C'est incorrect.

Le système de planification d'État doit assurer la mobilisation de toutes les ressources humaines, impliquer le secteur privé et la société en tant que partenaires à part entière à toutes les étapes: planification, exécution, évaluation.

Il est nécessaire d'arrêter d’élaborer des programmes d'État avec un grand nombre d'indicateurs et de marqueurs. Il est temps de passer au format de projets nationaux clairs, compréhensibles par tous les citoyens.

Pour fixer des objectifs, il convient de déterminer la primauté du résultat sur le processus.

La mise en œuvre d'une réforme aussi radicale exigera une révision des activités de tout l'appareil étatique. Ici, une synergie dans la planification et la mise en œuvre des réformes devient importante.

Cela nécessitera un redémarrage du système de la fonction publique.

La pandémie et le transfert de la plupart des fonctionnaires du gouvernement vers le télétravail ont montré que l'appareil étatique peut et doit être réduit.

J’ordonne d'accélérer le calendrier de la réduction de l'appareil étatique et des travailleurs du secteur quasi-public. Cette année, leur nombre doit être réduit de 10% et l'année prochaine encore de 15%. Ainsi, en 2021, nous arriverons à réduire le nombre de fonctionnaires de 25%.

En fonction des résultats et en tenant compte de la numérisation, nous prendrons une décision sur des réductions ultérieures.

Les fonds ainsi économisés permettront d’augmenter les salaires des employés restants.

Un service public mal rémunéré est trop onéreux pour la société. Une mauvaise compréhension de cette question conduit à une sélection négative, à une perte de compétences, d’initiative et, surtout, à la corruption.

Par conséquent, à partir du 1er juillet 2021, une échelle de points factoriels devrait être introduite. Cela entraînera une responsabilité et une motivation accrues des fonctionnaires.

Nous avons désespérément besoin de nouveaux cadres, des professionnels, ayant des initiatives et des points de vue nouveaux. La fonction publique ne doit pas devenir une caste fermée.

Dans le même temps, il est important d'assurer la continuité et la mémoire institutionnelle sans laisser s’effondrer les exigences professionnelles et éthiques.

Je voudrais m'arrêter ici sur la question de l'institution des secrétaires exécutifs.

Avec l'introduction de cette institution, on a supposé que leur inamovibilité déchargerait les ministres du travail administratif et de la gestion des ressources humaines, qu’elle assurerait la stabilité de l'appareil.

De facto, cela ne s'est pas produit. En outre, des cas de manque de compréhension mutuelle entre les ministres et les secrétaires exécutifs étaient fréquents. En conséquence, la cause commune en pâtit.

La responsabilité doit incomber à une seule personne, à savoir à un ministre nommé par le Président de la République.

Par conséquent, l'institution des secrétaires exécutifs devrait être supprimée, leurs responsabilités devraient être confiées aux chefs du personnel des ministères.

Pour mettre en œuvre les propositions ci-dessus, j’ordonne d’adopter un train d’amendements à la législation sur la fonction publique d’ici la fin de l’année.

Les questions de réglementation devraient également être examinées.

Pendant la quarantaine, la lenteur du système juridique a créé un effet de « goulot d'étranglement ». J'ai dû instaurer l'état d'urgence et adopter le soi-disant « Décret d'urgence ».

Or, de telles mesures ne peuvent être une réponse systémique aux situations de crise.

Le principal problème réside dans la réglementation législative excessive du pouvoir exécutif.

Nous émettons des exigences envers ministres et des akims (maires et gouverneurs), et leurs pouvoirs sont limités par des normes détaillées de lois et de règlements.

Cela ralentit le travail non seulement de l'appareil étatique, mais surcharge également le Parlement. Ses chambres sont contraintes d’examiner des normes détaillées qui pourraient devenir la compétence des organes exécutifs.

Dans un monde en évolution rapide, la lenteur de la prise de décision devient une menace pour la sécurité nationale.

Par conséquent, dans le cadre du concept de politique juridique, en modifiant la législation, un équilibre doit être assuré entre les niveaux de réglementation juridique.

On ne peut pas différer cela.

Une autre question importante est à traiter. Il s’agit de l'amélioration de la gouvernance d'entreprise des sociétés quasi-étatiques.

Des dizaines d'entreprises nationales et des dizaines de milliers d'entreprises publiques opèrent dans le pays. Dans le même temps, les grandes organisations quasi-étatiques sont des sociétés par actions dont le but est d'assurer le profit.

Mais si une partie des fonctions étatiques leur est transférée, alors leurs activités devraient être purement de service, de nature auxiliaire pour les citoyens et l'économie.

Dans de nombreuses sociétés par actions, il y a eu une confusion de concepts. La gouvernance d'entreprise se transforme en une procédure bureaucratique supplémentaire.

La réforme de l'ensemble du secteur quasi public doit être poursuivie.

Certaines décisions seront annoncées aujourd'hui, pour le reste le gouvernement me présentera des propositions.

  1. DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DANS DE NOUVELLES RÉALITÉS

Le long supercycle pétrolier semble être terminé. Il faut que nous soyons prêts à aborder une toute nouvelle conjoncture de marché mondial.

La création d'une économie technologique véritablement diversifiée n'est pas seulement une nécessité pour nous. Cette voie est déjà incontestable.

Cela dit, l'économie doit être orientée vers l’amélioration du bien-être de la population.

La demande grandissante du public pour un partage équitable des bénéfices de la croissance du revenu national, pour des «ascenseurs» sociaux efficaces doit nécessairement trouver une réponse positive.

Par conséquent, la nouvelle orientation économique de notre pays devrait être basée sur sept principes de base:

  1. Répartition équitable des avantages et des responsabilités.
  2. Rôle de premier plan de l'entreprenariat privé.
  3. Concurrence loyale, ouverture des marchés à une nouvelle génération d'entrepreneurs.
  4. Hausse de la productivité, croissance de la complexité et de l’efficacité technologique de l'économie.
  5. Développement du capital humain, investissement dans un nouveau type d'éducation.
  6. « Écologisation » de l'économie, protection de l'environnement.
  7. Adoption par l'État des décisions bien fondées et responsabilité pour celles-ci devant la société.

Ce faisant, nous devons nous appuyer sur nos avantages compétitifs et nos capacités réelles.

* * *

La tâche la plus importante du Kazakhstan est d’utiliser pleinement son potentiel industriel.

Malgré notre succès dans ce domaine, nous ne sommes toujours pas en mesure de réaliser pleinement le grand potentiel du marché intérieur. Environ deux tiers des produits transformés sont importés.

Afin d'augmenter la capacité stratégique de l'économie nationale, il est urgent de développer de nouveaux domaines de transformation. Il s'agit notamment de la métallurgie ferreuse et non ferreuse, de la pétrochimie, de la construction automobile et mécanique, des matériaux de construction et de la production alimentaire, et d'autres industries.

Un cadre juridique modernisé est nécessaire pour le développement d'une nouvelle industrie nationale qualitativement nouvelle.

Les questions de réglementation et de soutien de l'industrie se reflètent dans divers actes législatifs. Cependant, il n'y a pas d'objectif commun ni d'interaction entre les politiques et les mesures.

Il existe également de nombreuses lois qui réglementent des secteurs ou des industries individuels.

Par exemple, la loi « sur l'électricité », la loi « sur les transports ».

Une loi cohérente « sur la politique industrielle » définissant les principes, les buts et objectifs du développement de l'industrie manufacturière doit être élaborée d'ici la fin de l'année.

Il est également nécessaire d'améliorer des mesures concrètes pour soutenir l'industrie. Nous n'avons pas de position systémique et unifiée. En conséquence, nous gaspillons de l'argent pour d'innombrables projets.

Bien entendu, nous maintiendrons de larges mesures « horizontales » pour soutenir l'industrie.

Dans le même temps, le gouvernement devra identifier les installations de production d'importance stratégique et les principales priorités d'exportation, ainsi qu’élargir considérablement l’éventail de mesures de soutien.

Pour les projets stratégiques, il convient d'envisager une offre globale de subventions en nature, un financement concessionnel, des garanties partielles et des mécanismes de soutien à l'exportation.

Une partie des dépenses en capital des investisseurs peut être récupérée par compensation avec les obligations fiscales.

Il est important de prévoir un approvisionnement garanti de la part des secteurs public et quasi-étatique, ainsi que des utilisateurs du sous-sol.

La principale nouveauté est la stabilité des conditions législatives pendant toute la durée du projet.

Bien entendu, ces mesures ne sont pas exhaustives. Le niveau spécifique de soutien dépendra du volume des investissements en capital et de la priorité du projet.

Afin de fixer les accords entre l'État et les investisseurs, un nouvel instrument sera introduit, à savoir un accord d'investissement stratégique.

Cette initiative devrait être mise en œuvre d'ici la fin de l'année en cours dans le cadre du projet de loi sur la reprise économique.

Le pool de projets qui seront inclus dans les accords stratégiques sera constitué par le gouvernement d'ici avril 2021.

La question du plein accès des entreprises de transformation aux matières premières nationales à des prix abordables nécessite une solution systémique.

Je charge le gouvernement de mettre au point des mécanismes de réglementation d’ici la fin de l’année pour assurer le plein chargement des industries de transformation kazakhstanaises en matières premières.

Les achats réglementés ont un effet direct sur le développement industriel. Leur volume est d'environ 15 billions de tengués, soit un cinquième du PIB.

La tâche du gouvernement et des akims est de maximiser ce potentiel.

Sur mes instructions, une nouvelle loi a été adoptée permettant d’améliorer le système de passation des marchés des organes d’État.

Cependant, la passation des marchés par les entreprises nationales reste opaque et inaccessible aux entrepreneurs ordinaires.

D'ici la fin de l'année, je donne instruction d'élaborer une loi unifiée couvrant tous les achats du secteur quasi public.

Tous les marchés réglementés devraient être effectués de la manière la plus transparente possible et exclusivement par le biais du guichet unique de passation des marchés.

Toute amélioration de la législation ne sera d'aucune utilité s'il n'y a pas de pratique d'application de la loi appropriée.

Il n'est pas rare que des produits importés bon marché et de mauvaise qualité soient présentés comme des produits nationaux et remportent des concours.

Le registre des fabricants nationaux et les certificats industriels ne sont pas encore devenus un véritable obstacle pour les faux fabricants.

D'ici la fin de l'année, le gouvernement et la Chambre nationale « Atameken » prépareront des propositions spécifiques visant à augmenter le contenu local.

Notre tâche commune est d'augmenter la production dans l'industrie manufacturière d'au moins 1,5 fois en cinq ans.

Cependant, ce n'est que par des mesures de politique industrielle que des progrès significatifs dans l'industrialisation ne peuvent être réalisés.

Il est impératif que les politiques monétaire, budgétaire et autres politiques clés ne soient pas isolées des besoins du secteur réel. J'en parlerai plus loin.

Il est impossible de créer une économie compétitive sans le développement de l'agriculture.

Il reste des problèmes non résolus dans ce domaine. En particulier, le manque d'accès à la terre, le manque de « prêts bon marché » à long terme, la pénurie de professionnels.

Il est nécessaire de prendre des mesures urgentes non seulement pour augmenter la productivité et la production de matières premières, mais aussi pour développer les infrastructures d'entreposage et de transport.

Sept grands écosystèmes pour la production et la transformation de viande, de fruits, de légumes, de sucre, de blé, d'oléagineux et de produits laitiers peuvent être formés dans le pays. Une attention particulière devrait être accordée à la pêche.

Les grands projets, qui sont au cœur de la valeur ajoutée, devraient jouer un rôle important.

Il vaut mieux utiliser le potentiel des exploitations privées dans le cadre d'une coopération verticale.

L'agriculture privée peut fournir un revenu à des millions de résidents ruraux. Ils devraient être mobilisés pour créer des pôles alimentaires régionaux.

Nous ne devons pas oublier le potentiel de la coopération horizontale. Sans elle, il n'y aura pas de développement rapide du complexe agro-industriel.

Les fermes privées, qui ne sont pas unies, sont en effet en train de mourir. Dans le même temps, il est inapproprié de parler de la production de produits de haute qualité et abondants, d'un approvisionnement ininterrompu de marchandises. C'est la raison pour laquelle nous ne sommes pas compétitifs et ne pouvons pas nous débarrasser des importations.

Tous les droits fonciers et autres biens sont respectés pendant la coopération. La coopération permet aux exploitations agricoles de se concentrer sur l'organisation de l'approvisionnement en matières premières, la production et la vente des produits.

Le travail acharné des travailleurs ruraux est sous-estimé. Ce n'est pas un secret. La plupart des revenus proviennent de spéculateurs.

Par conséquent, il est nécessaire de développer un ensemble de mesures pour stimuler la coopération dans les zones rurales dans le cadre des programmes de subventions et d'avantages fiscaux.

Un autre problème important : l'année prochaine, le moratoire sur l'utilisation des terres agricoles au regard de certaines dispositions du code foncier sera levé.

Notre terre ne sera pas vendue à des étrangers. Cependant, le gouvernement devrait développer d'autres moyens de mettre les terres agricoles en pleine circulation économique. Il est nécessaire d'attirer les investissements dans le secteur agricole.

La pénurie de professionnels, ainsi que le sous-développement de la science agricole - tels sont les problèmes accumulés dans l'industrie. Le pouvoir exécutif doit prendre des mesures concrètes dans ce sens.

Les systèmes d'irrigation technologiquement dépassés sont un obstacle majeur. Il y a des moments où 40% de l'eau se perd dans la steppe. Notre pays, qui souffre déjà de pénuries d'eau, ne peut le permettre.

Il est nécessaire d'assurer la réglementation de cette industrie et de développer des incitations économiques pour l'introduction de technologies et d'innovations modernes.

L’actuel programme d’état pour le développement du complexe agro-industriel sera achevé l’année prochaine.

Je charge le gouvernement, en collaboration avec les entreprises, de commencer à développer un nouveau projet national de qualité pour le développement du complexe agro-industriel pour une période de cinq ans.

Nos principales missions: l'autosuffisance en produits alimentaires socialement significatifs; une hausse régulière des revenus de millions de résidents ruraux; une augmentation de la productivité du travail de deux fois et demie; une multiplication par deux des exportations de produits agricoles.

* * *

Le développement du complexe de transport et de logistique reste une question urgente.

La mise en œuvre de la première étape du programme « Nourly Jol » a été un succès, elle a permis de relier la capitale du pays avec les régions selon le principe « radial ».

Un nouveau cadre d'infrastructure du système de transport a été formé, l'intégration du pays dans les couloirs de transport mondiaux a été assurée, le statut historique du Kazakhstan, en tant que lien entre l'Asie et l'Europe, a été rétabli.

Cependant, la concurrence dans ce domaine est très forte. Des projets alternatifs sont apparus dans la région d'Asie centrale qui peuvent réduire le potentiel de transit du Kazakhstan.

Par conséquent, la deuxième étape de « Nourly Jol » devrait viser à consolider le rôle de premier plan du secteur des transports et du transit de notre pays.

La compétitivité du Kazakhstan devrait se renforcer grâce à des projets d'infrastructure révolutionnaires, attirant de nouveaux pays et entreprises, augmentant le niveau de service et la vitesse des itinéraires de transit.

La tâche est de reconstruire et de fournir des services routiers sur 24 mille kilomètres de routes d'ici 2025, soit toutes les routes républicaines.

* * *

Les petites et moyennes entreprises traversent des moments difficiles. En fait, elles ont pris le plus gros coup de la pandémie.

Pour surmonter les conséquences économiques négatives, des allégements fiscaux ont été accordés à plus de 700 000 entrepreneurs. Des paiements ont été différés avec la possibilité de refinancer des prêts à des conditions favorables.

Cependant, la situation demeure difficile.

À titre d’aide supplémentaire aux petites et moyennes entreprises, j’ordonne d’octroyer des subventions publiques pour des taux d’intérêt allant jusqu’à 6% par an sur tous les prêts existants aux PME dans les secteurs concernés de l’économie.

La subvention couvrira une période de 12 mois à compter du moment de l'annonce de l'état d'urgence, c'est-à-dire à partir du 16 mars dernier.

La Banque nationale met en œuvre un programme spécial de fonds de roulement pour les PME des secteurs les plus affectés. Auparavant, il était supposé qu'il achèverait son opération cette année.

Dans les conditions de crise actuelles, je donne instruction de prolonger ce programme jusqu'à la fin de 2021, ainsi que d'étendre sa couverture.

À ces fins, 200 milliards de tengués supplémentaires devraient être prévus, portant le volume total du programme à 800 milliards de tengués.

Je donne également pour instruction de suspendre jusqu'à la fin de l'année en cours la facturation des loyers aux PME pour les objets immobiliers appartenant aux institutions d’État et au secteur quasi public.

Dans les conditions actuelles, le maintien de l'emploi et des revenus de la population est une priorité absolue. Par conséquent, il est important pour cette fois de réduire la charge sur le fonds des salaires pour les PME des secteurs les plus touchés.

Pour cette catégorie d'entreprises, je donne instruction d'annuler les retenues sur salaire sur les fonds extrabudgétaires pendant une période allant jusqu'à la fin de l'année.

La question suivante est le climat des affaires. Ce domaine nécessite des réformes, car le système de régulation reste lourd, voire punitif.

Les principes fondamentaux de la politique réglementaire doivent être modifiés. La réglementation étatique ne peut se justifier que par la protection de la santé des citoyens et de l’environnement.

La législation et la pratique devraient fixer la prédominance de l'essence sur la forme: le bon sens et le contenu peuvent prévaloir sur des normes juridiques strictes.

Le moratoire de trois ans sur les inspections offre une bonne occasion d'introduire une telle réglementation à partir de zéro.

Il convient de commencer par les domaines les plus corruptiogènes: les architecture et construction, surveillance sanitaire et épidémiologique, médecine vétérinaire, certification et autres.

Je donne pour instruction de développer un nouveau cadre réglementaire pour les petites et moyennes entreprises au cours de l'année prochaine.

Je réitère: toute ingérence illégale des structures étatiques dans l'activité entrepreneuriale, l'obstruction au travail des hommes d'affaires doivent être perçues comme le crime le plus grave contre l'État.

Les entrepreneurs, en cas de pression illégale exercée sur eux par des fonctionnaires, doivent saisir sans hésitation le bureau du procureur.

Le soutien des activités entrepreneuriales signifie également une attention particulière aux entreprises de taille moyenne, qui contiennent les éléments clés du succès sur le marché.

Ces entreprises devraient se concentrer non seulement sur les marchés nationaux mais aussi sur les marchés étrangers. Leur soutien à l'exportation devrait être renforcé.

Je charge le gouvernement de lancer un programme d'accélération des exportations destiné aux entreprises de taille moyenne hors ressources naturelles afin de fournir un soutien ciblé de l'idée au résultat.

Le principal résultat du travail sur le développement des PME devrait être une augmentation d'ici 2025 de sa part dans le PIB à 35%, et le nombre d'employés doit être porté à 4 millions de personnes.

* * *

Le facteur le plus important pour le succès de notre travail sera la reconfiguration des politiques transversales de l’État.

Nous devrions aborder la politique monétaire d'une manière nouvelle.

Nous avons été confrontés à une crise de confiance des investisseurs nationaux et internationaux à l'égard du tengué.

Le faible niveau de diversification de l'économie et la forte volatilité du taux de change freinent l'afflux des investissements étrangers, en particulier dans les secteurs non liés aux ressources naturelles.

Les problèmes de réglementation du marché monétaire et de circulation des capitaux jouent également un rôle négatif. Une part importante des recettes d'exportation n'entre même pas sur le marché monétaire national, car elles restent à l'étranger.

Le gouvernement et la Banque nationale devraient intéresser les exportateurs à la vente des recettes monétaires. Il est également nécessaire de renforcer le rôle stimulant de la politique monétaire. Aujourd'hui, elle est largement entravée par la crainte de l'afflux de fonds sur le marché monétaire.

Les banques ne sont pas pressées de prêter à l'économie réelle, car elles ont une bonne occasion de gagner de l'argent sur le marché monétaire et avec les instruments de la Banque nationale.

J’ordonne de prendre des mesures pour réorienter ces liquidités vers le crédit aux entreprises et mettre fin à la spéculation monétaire.

Les pouvoirs et la fonctionnalité de l'Agence de régulation des marchés financiers et de la Banque nationale sont tout à fait suffisants pour résoudre ce problème.

Je m'attends à une amélioration significative de la situation à la fin de l'année.

Le déséquilibre entre les prêts aux consommateurs et aux entreprises reste également un facteur négatif dans le secteur financier. Il convient de limiter les prêts débridés, parfois irresponsables, aux consommateurs, cela peut avoir de graves conséquences sociales.

L'insuffisance de la culture financière des citoyens ne doit pas être une raison pour leur imposer le crédit.

Cette année, sur mes instructions, le cadre législatif et réglementaire a été modifié, les exigences en matière d'évaluation de la solvabilité de l'emprunteur ont été considérablement renforcées. Les institutions de microfinance, les prêteurs sur gages et les autres institutions financières qui émettaient autrefois des prêts à la consommation sans contrôle sont maintenant soumises à la réglementation de l'État.

Mais les risques demeurent. Surtout en période de crise et de baisse des revenus personnels.

L'Agence de régulation financière et la Banque nationale doivent prendre des mesures réglementaires supplémentaires pour accroître la responsabilité des établissements de crédit, ainsi que pour différencier et réduire les taux de limite de crédit.

Nous devons également renforcer la confiance dans la politique monétaire.

Il a donc été décidé de créer un comité de politique monétaire au sein de la structure de la Banque nationale. Il comprendra également des membres indépendants.

Dès que nous parlons de l'importance d'une redistribution équitable du revenu national, nous devrions développer la même politique fiscale qui soit compréhensible pour tous les citoyens du pays.

Aujourd'hui, environ 40 taxes et redevances différentes sont prélevées, l'administration est compliquée et clairement forcée.

Je charge le gouvernement, en collaboration avec la Chambre nationale « Atameken » et avec la participation des députés, de vérifier le code des impôts et les règlements.

L'objectif est de simplifier radicalement la mise en œuvre des obligations fiscales et de minimiser le nombre d'impôts et de paiements.

Il faut aussi penser à la différenciation des taux d'imposition comme un levier supplémentaire pour diversifier l'économie et reconstituer le budget.

Dans le secteur des PME, je pense qu'il est possible de donner le droit aux entrepreneurs travaillant dans les secteurs les plus touchés par la pandémie de payer une taxe sur le chiffre d'affaires.

Les normes fiscales internationales requièrent une attention particulière. Ils devraient maximiser les incitations à l'investissement étranger et au réinvestissement des bénéfices au Kazakhstan. Dans le même temps, il est nécessaire d'exercer un contrôle fiable sur les prix de transfert et le retrait des capitaux du pays.

Selon les estimations des experts, environ un tiers du PIB du pays est dans l'ombre – un potentiel énorme pour augmenter les recettes budgétaires.

La numérisation des sphères fiscales et douanières contribuera sérieusement à lutter contre l'« économie souterraine » dans toutes ses manifestations. De plus, la corruption est alimentée par l'économie souterraine. Je donne donc pour instruction de réorienter les activités du service d'enquête économique du ministère des finances principalement vers la lutte contre l'économie souterraine.

Nous devrons élaborer une nouvelle politique budgétaire qui soit à la fois légère et responsable. Seuls les domaines et les projets prioritaires devraient être financés. La période des excès monétaires est passée aux oubliettes.

Nous devons élaborer un ensemble de règles et de coefficients budgétaires clés. Pour former une image intégrée, il est nécessaire d'introduire le « budget étendu » qui, en plus du budget de l'État, doit prendre en compte les finances des fonds extrabudgétaires.

Le nouveau système de planification budgétaire devrait garantir les priorités nationales et devenir une partie subordonnée du système de planification national.

Les organismes publics devraient bénéficier d'une autonomie budgétaire. Cela permettra une résolution rapide des tâches et évitera l'irresponsabilité collective et la bureaucratie.

Toutefois, la demande devrait également être resserrée. À cette fin, je donne instruction de renforcer les fonctions du comité des comptes.

Afin d'éviter les conflits d'intérêts, une procédure distincte pour son financement devrait être envisagée par le biais des commissions parlementaires compétentes, plutôt que par la Commission budgétaire républicaine sous l'égide du gouvernement.

La politique concurrentielle est d'une importance capitale.

Il est nécessaire de diversifier sérieusement le champ concurrentiel, de créer une véritable égalité des chances pour chaque entrepreneur et de cesser de monopoliser les marchés.

Ce n'est un secret pour personne que de nombreuses niches de marché sont étroitement « bétonnées », loin des méthodes du marché. Les entrepreneurs ne peuvent pas entrer sur le marché, et s'ils y sont parvenus, ils doivent obéir aux monopoles privés.

Les démonstrations d'anti-concurrence demeurent partout : le marché du charbon, de l'électricité, des produits pétroliers, des communications, des produits pharmaceutiques, des services aéroportuaires, du logement et des services publics, de la logistique. La liste peut être poursuivie.

Au niveau régional, la principale composante du succès commercial est souvent une ressource administrative. Il est nécessaire de traiter avec les acteurs dits « monopolistes » tant publics que privés. Il est important d'adopter des règles claires : dans quels cas et sous quelle forme ils sont créés, où le bénéfice est dépensé. Un contrôle public strict est nécessaire.

Il est nécessaire de mettre de l'ordre dans le commerce des échanges, et tout d'abord, dans la sphère des produits pétroliers, de l'électricité et du charbon.

L'imitation de la transparence par les principaux acteurs est inacceptable.

C'est pourquoi nous avons besoin d'un organisme fort et indépendant pour protéger et développer la concurrence. Je vous charge de créer une Agence pour la protection et le développement de la concurrence, placée sous l'autorité directe du Président de la République.

La déstabilisation de l'économie joue un rôle important dans le développement d'une concurrence équitable.

Les institutions étatiques centrales, les akimats (mairies) et les holdings possèdent toujours environ sept mille installations non sociales.

Mais la phrase selon laquelle l'État n'est pas le meilleur gestionnaire sonne de manière axiomatique.

Le gouvernement doit adopter un nouveau plan de privatisation. Seules les installations sociales devraient rester la propriété de l'État, ainsi que les installations qui garantissent la sécurité et le fonctionnement normal de l'État.

Le secteur quasi public doit continuer à réduire le nombre de filiales administratives, à but non lucratif et en sureffectif.

Je voudrais souligner le rôle des holdings « Baïterek » et « KazAgro ».

Ces entreprises ont apporté une contribution significative à l'industrialisation et au développement du complexe agro-industriel et ont réglementé les activités d'institutions financières jusqu'alors indépendantes.

Désormais, nous sommes dans une situation complètement nouvelle. Changer la structure institutionnelle est une question de temps. Par conséquent, il est nécessaire d'unir ces deux organisations et de créer une institution de développement avec un plus grand potentiel financier.

Dans le même temps, le nombre de sociétés du portefeuille devrait être divisé par deux et le nombre d'employés devrait être réduit de 50%.

Il est nécessaire de promouvoir activement les intérêts économiques du pays sur la scène internationale, de faire preuve d'une attitude constructive et de professionnalisme dans la protection des intérêts nationaux.

Pour le bien du Kazakhstan, il est nécessaire de tirer le meilleur parti du grand potentiel de l'Union économique eurasienne et du projet « One Belt, One Road ».

Dans la nouvelle situation du monde, attirer des investissements dans le pays et exporter des biens et services nationaux est une priorité particulière pour le gouvernement.

Le potentiel du Centre financier international Astana doit être utilisé efficacement.

La place financière doit devenir le principal outil pour attirer les investissements directs et de portefeuille.

* * *

En conclusion, on ne peut plaire à tout le monde avec la croissance abstraite du PIB. La population a besoin d'emplois permanents, de routes pratiques, d'hôpitaux et d'écoles, d'une alimentation de qualité.

Les réformes économiques ne seront justifiées et soutenues que si elles augmentent les revenus des citoyens et garantissent un niveau de vie élevé. Nous devons toujours garder cela à l'esprit.

III. UN DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL ÉQUILIBRÉ

Il est nécessaire de restructurer en profondeur les approches du développement territorial et spatial du pays. Nos régions se distinguent par leur spécialisation économique et productive, leur niveau de vie et la qualité des services publics.

Par conséquent, le développement territorial doit être construit en tenant compte des avantages compétitifs des différentes régions.

Le potentiel industriel du sud et du sud-est du pays devrait être développé plus activement.

La moitié de la main-d'œuvre de l'État est concentrée ici, et des emplois de qualité sont essentiels au développement de ces régions.

Outre le soutien traditionnel au secteur agricole, la transformation profonde des produits agricoles, le développement des industries alimentaires et textiles, la production de matériaux de construction et d'autres secteurs industriels devraient être prioritaires.

L'industrialisation est importante non seulement pour résoudre les problèmes sociaux et augmenter les revenus, mais aussi pour former une nouvelle mentalité des citoyens, en les adaptant au monde moderne. Et c'est l'un des facteurs fondamentaux de la compétitivité de la nation.

Une nouvelle vision du développement des régions où opèrent les grandes entreprises métallurgiques est nécessaire. Il s'agit tout d'abord des régions du Kazakhstan oriental, de Karaganda et de Pavlodar.

Ces régions peuvent devenir des centres de production et de services techniques de haute technologie et à forte intensité de connaissances.

Les régions occidentales du Kazakhstan devraient devenir le centre d'attraction des investissements dans la construction de complexes pétrochimiques, la création de nouveaux cycles de production de haute redistribution. Le fait que nous n'ayons toujours pas de pétrochimie et de traitement des gaz à haute valeur ajoutée est complètement inacceptable.

Il est particulièrement important de donner un «second souffle» à nos monocités. Une grande responsabilité incombe ici aux entreprises industrielles de villes. Sans leur participation active, cette tâche ne sera pas accomplie.

Près de 30 millions de personnes vivent dans les régions frontalières du Kazakhstan et de la Russie, il y a plusieurs villes de plus d'un million d'habitants. Une coopération étroite avec les autorités et les organisations russes pour promouvoir les marchandises kazakhstanaises et attirer les investissements est un facteur très important dans le développement de la frontière kazakhstanaise.

Le problème de la pleine exploitation du potentiel du village reste stratégiquement important. La mise en œuvre du programme «Auyl -El Besigi», qui vise à résoudre les problèmes les plus aigus du village, se poursuivra.
Une nouvelle approche du développement régional permettra de gérer le processus d'urbanisation, d'assurer des «vagues de migration» progressives, d'éviter la surpopulation et les tensions sociales dans les grandes villes.

  1. LE BIEN-ÊTRE SOCIAL DES CITOYENS COMME PRIORITÉ ABSOLUE

Le bien-être social des citoyens est indissociable, avant tout, de la question du logement.

Dans les conditions du marché, l'abordabilité du logement pour les citoyens est basée sur la disponibilité des revenus et la capacité à résoudre ce problème de manière indépendante.

Dans le cadre de ma commande, la question de l'utilisation par la population d'une partie de son épargne retraite a été réglée. Il est particulièrement actuel maintenant.

Déjà en 2021, 700 000 déposants du FPPE pourront utiliser une partie de leur épargne pour l'achat de logements, le traitement ou le transfert à la direction de sociétés financières.

Je charge le gouvernement, en collaboration avec la Banque nationale, d'adopter tous les règlements nécessaires d'ici la fin de l'année et de mener les travaux préparatoires.

Cette réforme sera également un outil efficace pour "blanchir" les relations de travail et créer des incitations à la participation au système de retraite.

Les citoyens dont les revenus sont insuffisants pour résoudre de manière indépendante les problèmes de logement bénéficieront d'un soutien social efficace.

Le programme «5-10-25» a été lancé cette année. Il est doté de 390 milliards de tenges. La mise en œuvre de ce programme devrait être sous le contrôle constant du gouvernement.

Il est nécessaire de résoudre les problèmes de logement de la file d'attente de manière plus opérationnelle.

Aujourd'hui, les akimats construisent eux-mêmes des logements locatifs pour eux. En raison des procédures budgétaires et de passation de marchés, cela prend beaucoup de temps.

Il est nécessaire d'apporter des modifications à ce régime. Des fonds doivent être alloués non seulement pour la construction, mais aussi pour subventionner le loyer. La première année, la couverture de cette mesure sera multipliée par dix, plus de cent mille familles recevront une aide spécifique.

J'ai chargé la «Otbasy Bank», créée sur la base de la «Zhilstroisberbank», d'organiser ce travail. La direction de la banque est personnellement responsable de cette question.

Le programme «Nourly jer» pour la construction de logements individuels est mis en œuvre lentement.

Cela est principalement dû à la lenteur de l'aménagement du territoire, car selon la loi, la terre ne peut être fournie que s'il y a un approvisionnement en eau et en électricité.

Une maison sur le terrain n'est pas seulement un logement, elle peut devenir un atout économique pour les citoyens à faibles revenus, en particulier pour les familles avec de nombreux enfants.

Le gouvernement et les akimats sont tenus d'accélérer la mise à disposition de terrains pour les maisons privées sociales, notamment par le biais de partenariats public-privé.

Je demande aux députés de prendre «sous leur aile» une solution à ce problème important. Ne pourrions-nous pas fournir des logements abordables aux travailleurs des zones rurales, obliger les employeurs à construire des logements locatifs en subventionnant les coûts et, en fin de compte, améliorer la qualité de vie de nos nombreux concitoyens?

* * *

La situation familiale et démographique est très préoccupante.

Malheureusement, au Kazakhstan, une famille sur six ne peut pas avoir d'enfants. Des enquêtes sociales montrent qu'environ 20% des кazakhstanais considèrent que c'est une raison importante de divorce.

Les prévisions des Nations unies concernant la croissance démographique au Kazakhstan par rapport à nos voisins d'Asie centrale sont décevantes.

Je charge le gouvernement de lancer un programme spécial «Аnsagan sabi» à partir de 2021. Il est nécessaire de porter le nombre de quotas sur les programmes de FIV à 7 000, soit 7 fois plus. Une attention particulière doit être accordée à la sécurité et aux droits des enfants.

Nous avons considérablement augmenté la criminalisation des actes sexuels contre les mineurs. Mais le problème reste aigu.

Ces délinquants méritent une sanction plus sévère, sans droit de grâce ni de libération anticipée. Ils doivent être détenus dans des installations de sécurité maximale.

Chaque cas de ce type doit faire l'objet d'un examen particulier de la part des autorités judiciaires. L'inaction ou la négligence des services sociaux et des forces de l'ordre seront punies plus sévèrement. En général, nous avons besoin d'un nouveau paradigme de politique sociale.

Le domaine de la sécurité sociale est régi par 17 lois et des dizaines de règlements. Cela a conduit à une réglementation complexe et fragmentée. Il en résulte une responsabilité floue de l'État et une mauvaise compréhension par les citoyens de leurs propres droits.

Je charge le gouvernement de commencer à élaborer le code social du pays.

Des mesures doivent être prises pour numériser les paiements sociaux. Pour ce faire, il est nécessaire d'introduire un «portefeuille social» numérique du citoyen, ainsi que de créer un système de distribution approprié. Notre société devra changer la perception des valeurs du travail, apprendre à la jeune génération à apprécier le travail, à ne pas le diviser en prestigieux et non-prestigieux.

Malheureusement, les jeunes veulent s'enrichir instantanément, d'où leur grande passion pour les loteries, les paris dans les agences de paris. Dans la vie de tous les jours, le populaire est devenu une blague inappropriée sur les immigrés, une attitude désobligeante envers leur travail.

En ces mois troublés, nous avons vu de nos propres yeux l'importance éternelle du travail.

Un énorme travail a été accompli par le personnel médical junior, les services publics et les prestataires de services. C'est une véritable preuve de force. Les personnes qui l'ont fait ne seront pas ignorées par l'État.

  1. ÉDUCATION DISPONIBLE ET DE QUALITÉ

En raison de l'épidémie du coronavirus, la grande majorité des écoliers et des étudiants du monde entier sont passés à l'enseignement à distance. Cela change radicalement la manière et le contenu du travail.

Nous sommes bien conscients des erreurs commises par le gouvernement dans l'organisation de l'enseignement à distance.

Franchement, il n'y a toujours pas de plateforme en ligne spécifique. Les enseignants, les étudiants et les parents n'abandonneront pas WhatsApp jour et nuit.

Il est urgent de développer une plate-forme éducative en ligne unique avec toutes les fonctions nécessaires à un processus d'apprentissage complet.

Cependant, pour recevoir une éducation de qualité, il est important d'assister aux cours comme d'habitude et d'interagir avec les enseignants et les camarades de classe. Par conséquent, il est nécessaire de développer une procédure de transition vers le mode d'enseignement traditionnel, conformément aux exigences sanitaires. Ceci est particulièrement important pour les écoles.

En plus de résoudre les problèmes quotidiens, il est nécessaire de prendre des mesures systématiques pour créer l'égalité des chances pour tous les enfants. Nos enfants ont besoin d'une éducation de qualité, peu importe où ils vivent ou quelle langue ils étudient.

L'un des principaux problèmes dans le domaine de l'éducation est la faiblesse des salaires des enseignants.

J'ai décidé d'augmenter les salaires des enseignants de 25% à partir de janvier 2021. Les salaires continueront d'augmenter.

Un montant supplémentaire de 1 200 milliards de tengués sera alloué à cette fin au cours des trois prochaines années.

Nous devons résoudre le problème du développement global de l'enfant avant qu'il n'entre à l'école. Je me suis fixé comme objectif de garantir une couverture à 100 % des enfants de moins de 6 ans d'ici 2025.

Cette tâche ne sera pas résolue par la seule construction de jardins d'enfants publics. Il est nécessaire d'attirer les entreprises privées, de trouver de nouvelles formes de soutien, y compris un mécanisme de financement par des bons. Les parents pourront choisir n'importe quel jardin d'enfants ou école, payé par un bon de l'État.

Les spécialistes affirment que le soutien de l'État uniquement aux écoliers doués peut accroître la distance sociale entre les enfants. C'est inacceptable.

À cet égard, l'État soutiendra les écoles dites «ordinaires». Il contribuera également à combler le fossé entre la ville et le village en matière d'éducation.

Afin d'élever le niveau d'alphabétisation des citoyens et leurs connaissances numériques, je charge le gouvernement d'élaborer un concept de formation continue. Ce document devrait prévoir l'introduction active d'alternatives à l'éducation non formelle, la reconnaissance des résultats de l'éducation indépendante, la certification des compétences professionnelles.

Nous devons également réorienter l'ensemble du système d'enseignement professionnel vers la formation de compétences qui sont demandées sur le marché du travail.

Le pari sera fait de préparer une nouvelle vague d'entrepreneurs. Par conséquent, le sujet «Fondements de l'esprit d'entreprise» devrait être étudié à tous les niveaux de l'éducation - des écoles aux universités.

Il est nécessaire d'accorder la plus grande attention au potentiel sportif et créatif de la jeune génération.

Vu le manque de ressources financières, il est insensé de maintenir des clubs sportifs professionnels entièrement aux frais de l'État. Des milliards de tengués provenant du budget de l'État et des sociétés quasi-gouvernementales sont dépensés de manière inefficace.

La priorité doit être donnée aux sports de masse, à l'éducation physique et, bien sûr, aux enfants. Des clubs sportifs devraient être ouverts dans chaque oblast et dans les principaux centres de district.

Il est nécessaire de reprendre l'activité des «cercles d'enfants» où les représentants de la jeune génération pourraient apprendre les bases de la créativité et de l'artisanat.

Les réalités modernes peuvent être si dangereuses pour les enfants que leur énergie et leur curiosité doivent être dirigées dans la bonne direction. Après tout, les enfants sont l'avenir de notre État.

Le travail des akims sera également évalué sur la base de ce critère.

Quelques mots sur la qualité de l'enseignement supérieur. L'année dernière, j'ai donné l'ordre de fermer les établissements d'enseignement qui «impriment» des diplômes.

Le travail est difficile en raison de la résistance de personnes influentes impliquées dans une entreprise éducative rentable. Mais le problème doit être résolu. Le Premier ministre devrait prendre cette question sous son contrôle spécial.

Je voudrais également aborder la question du développement des sciences.

Ici, nous avons besoin d'un regard neuf, de nouvelles approches, de la confiance en l'expérience internationale.

Je charge le gouvernement de fournir chaque année des stages à 500 scientifiques dans les principaux centres de recherche du monde, ainsi que d'attribuer 1 000 subventions à la recherche dans le cadre du projet «Jas Galym».

Les fonds des grandes entreprises, en particulier dans le domaine des matières premières, constituent une source importante de financement et de soutien pour la science.

La norme actuelle sur la déduction de 1% des investissements en capital pour le développement des sciences et de la technologie n'est pas transparente. Souvent, ces fonds sont simplement redistribués au sein des entreprises.

Je charge le gouvernement d'assurer la centralisation de la collecte et de la distribution de ces fonds par le biais du budget, en fonction des priorités scientifiques nationales.

Ce serait formidable que les représentants des grandes entreprises s'occupent des activités de recherche des universités régionales.

Nous avons besoin d'un document politique spécial pour le développement scientifique et technologique du pays. Sa tâche principale sera d'utiliser le potentiel de la science pour résoudre des problèmes spécifiques au niveau national.

  1. LE DÉVELOPPEMENT DES SOINS DE SANTÉ

La crise provoquée par la pandémie nous a beaucoup appris. Par exemple de valoriser le travail d'un médecin. Et les travailleurs de la santé étaient autrefois en dehors de l'attention de l'État.

Bien entendu, l'importance de la profession de médecin doit également être soutenue financièrement.

Je vous demande d'allouer 150 milliards de tengués au paiement de suppléments d'incitation aux travailleurs médicaux pour le second semestre de l'année.

Nous le faisons maintenant, pendant la crise, et nous devons le faire de manière systématique.

D'ici 2023, les salaires des médecins représenteront le double du salaire moyen de l'économie.

La question de l'approvisionnement en médicaments a été résolue, mais l'industrie pharmaceutique nationale doit être reconstruite. Tous les médicaments et dispositifs médicaux de base doivent être fabriqués au Kazakhstan. C'est une question de sécurité nationale.

J'attends de vrais résultats dans ce sens dès l'année prochaine.

Un autre problème est le développement de l'infrastructure médicale.

D'ici la fin de l'année, 13 nouveaux hôpitaux pour maladies infectieuses seront construits dans les régions du pays.

D'ici 2025, 20 établissements de santé multidisciplinaires modernes seront mis en service. Cela signifie qu'environ 1,5 billion de tengués seront investis à cet effet.

À l'initiative du Premier Président, deux centres médicaux pluridisciplinaires seront construits à Nur-Sultan et à Almaty. Ces centres deviendront les principales institutions du pays et donneront un nouvel élan à la croissance innovante et au développement de la médecine appliquée.

Le gouvernement devra revoir radicalement les approches de l'organisation des soins médicaux primaires.

Elle devrait devenir plus mobile et plus accessible à un large éventail de personnes, y compris les villageois.

Des mesures doivent être prises pour relancer la médecine de transport pour les régions éloignées.

Si l'on veut mettre en place des soins de santé ruraux efficaces dans les trois ans à venir, il faudra doter toutes les localités rurales de postes de premiers secours et de cliniques médicales ambulatoires.

La pandémie a fortement soulevé la question de la formation des médecins de spécialités rares: épidémiologistes, spécialistes des maladies infectieuses, spécialistes des soins intensifs, pneumologues, cardiologues. Je demande au gouvernement de faire une prévision à long terme (peut-être 10 ans) de la dotation en personnel des établissements médicaux.

Les mesures visant à développer davantage les soins de santé nationaux permettront d'équiper entièrement toutes les organisations médicales, de renouveler le nombre des lits de 50 %, de remplacer les infrastructures obsolètes et de porter l'espérance de vie à 75 ans.

VII. ÉCOLOGIE ET LA PROTECTION DE LA BIODIVERSITÉ

La protection de l'environnement et le développement écologique sont au premier plan de l'agenda kazakhstanais.

Le monde civilisé tout entier est confronté à cette question et nous ne devons pas rester à l’écart de la tendance principale.

Un projet de nouveau code de l'environnement a été élaboré pour résoudre un certain nombre de problèmes systémiques. Je demande au Parlement d'examiner et d'adopter cet important document jusqu’à la fin de l'année.

Je charge le gouvernement de commencer à mettre en œuvre des mesures pratiques pour améliorer la situation environnementale. Les plans à long terme pour la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique devraient être approuvés.

Au cours des cinq prochaines années, plus de 2 milliards d'arbres seront plantés dans le fonds forestier et 15 millions dans les colonies. Cette action conduira à un verdissement à grande échelle de notre pays. Il y a un problème aigu de construction de la ceinture verte autour de la capitale.

Sur le plan législatif et normatif, il est nécessaire de protéger les parcs nationaux et autres ressources naturelles du Kazakhstan, de durcir les poursuites pénales et administratives des citoyens qui commettent des infractions dans ce domaine.

Il est nécessaire d'accorder une attention particulière à l'éducation écologique de la jeune génération dans les écoles et les universités. La campagne environnementale «Birge - taza Qazaqstan», conçue pour renforcer les valeurs environnementales dans la société, devrait être menée de manière systématique.

Une tâche importante est le développement actif d'une culture du tourisme écologique dans le pays.

À moyen terme, la croissance économique devrait devenir de plus en plus verte. Par conséquent, les bases d'une décarbonisation profonde doivent être jetées maintenant.

Je charge le gouvernement, en coopération avec la communauté scientifique et le secteur privé, de développer un ensemble de propositions pour une «croissance verte».

Le gouvernement, en coopération avec le secteur civil, devra également élaborer un projet de loi sur la protection des animaux. L'attitude envers les animaux est une mesure de la civilisation de n'importe quel État, et nous avons des problèmes avec cela. 

VIII. JUSTICE DE L'ÉTAT POUR LA PROTECTION DES INTÉRÊTS CITOYENS

Sans l'état de droit et la sécurité des citoyens, aucune tâche de développement socio-économique ne sera couronnée de succès.

«Un État qui écoute la voix du peuple» est, en fait, le concept de création d'un «État juste».

Il ne suffit pas d’écouter et de voir les problèmes des citoyens. L'essentiel est de prendre la bonne et juste décision.

Nous devons travailler dur pour élaborer de nouvelles normes étatiques qui servent les intérêts des citoyens. Dans ce contexte, les systèmes répressifs et judiciaires ont un rôle clé à jouer. Ce domaine a un besoin urgent de réforme.

La réalité change rapidement. Plus les forces de sécurité s'appuient sur les meilleures pratiques, plus elles sont susceptibles de s'intégrer dans le contexte de la pratique internationale.

La situation actuelle dans le pays impose de nouvelles exigences aux forces de l'ordre, qui doivent répondre aux demandes des citoyens.

Cependant, en raison de l'inertie du passé, un parti pris accusatoire prévaut toujours dans le travail du système d'application de la loi. Il y a des cas fréquents où les citoyens sont injustement impliqués dans l'orbite des poursuites pénales.

Les agents opérationnels qui détectent les crimes et les enquêteurs qui prennent des décisions de procédure sont subordonnés aux mêmes supérieurs, dont la tâche principale est de résoudre le crime et de renvoyer l'affaire au tribunal. Mais les droits et libertés des citoyens ne devraient pas souffrir au nom des indicateurs.

Quant à la supervision du procureur, elle a un sens tardif. Les procureurs ne se familiarisent avec les circonstances de l'affaire qu'avant d'être renvoyés au tribunal.

La sphère criminelle doit être modernisée, à l'instar des pays développés de l'OCDE. Nous avons besoin d'un modèle qui garantisse une protection rapide des droits des citoyens et qui réponde à des normes internationales élevées. J'estime qu'il est nécessaire d'introduire au Kazakhstan un modèle à trois niveaux avec une répartition claire des compétences.

La police doit identifier les crimes, identifier les personnes impliquées, collecter et consolider les preuves.

Le procureur est tenu de donner une évaluation indépendante des preuves recueillies, de réprimer les violations des droits des citoyens, d'empêcher l'implication de citoyens consciencieux dans le processus pénal, de soutenir les poursuites devant les tribunaux.

Le tribunal examinera les plaintes contre les actions des autorités et rendra un verdict final sur l'affaire.

Cette approche renforcera le système de freins et contrepoids et créera des filtres efficaces à chaque étape.

Je le souligne encore une fois : la légalité et l’équité doivent être garanties par défaut. Il ne faut pas oublier que le sort des gens dépend des erreurs dans les affaires pénales.

Dans les affaires pénales, à partir de 2021, le procureur devrait être légalement chargé de convenir des décisions procédurales clés affectant les droits de l'homme et les libertés.

Il est important de garantir la stabilité de la législation en matière de procédure pénale.

Ses ajustements fréquents ont un effet négatif sur l'application de la loi et ne permettent pas le développement d'une pratique d'enquête et judiciaire uniforme.

Les décisions concernant l’application de la législation sont souvent prises sans une analyse et des prévisions appropriées, en fonction de la commodité des agents de la force publique. Par conséquent, il est nécessaire de développer de nouveaux concepts d'infractions «administratives» et «pénales». La société et la communauté juridique comprendront la logique de l'établissement de sanctions pour les infractions.

Partout dans le monde progressiste, l'institut de police se développe sur la base d'un modèle de service. Nous avons également annoncé la transition vers un tel modèle, mais jusqu'à présent, les travaux n'ont abouti qu'à des résultats fragmentaires.

Une réforme plus holistique du service de police local sur le principe de la «police à distance de marche» est mûre, où le rôle clé est attribué à l'inspecteur de district.

Il est nécessaire d'élever légalement le statut de l'inspecteur de district, de lui offrir toutes les possibilités de travail productif. Il doit être reconnaissable, accessible, faire autorité pour les citoyens et défendre activement leurs droits.

Il est important d'apprendre aux agents chargés de l'application de la loi de mener un dialogue ouvert avec les gens. Cette orientation devrait devenir une priorité dans le système de formation et de sélection du personnel.

On parle beaucoup du développement des systèmes de vidéosurveillance, mais en même temps, les locaux des forces de l'ordre restent souvent des zones «aveugles».

Je charge d'introduire une surveillance vidéo continue dans les établissements pénitentiaires, les bureaux de police.

La structure du ministère de l'intérieur doit être révisée, le libérant des fonctions non essentielles, ce qui augmentera l'efficacité de cet important service.

Étant donné que nous sommes entrés dans l'ère des catastrophes naturelles et causées par l'homme, je crois qu'il est nécessaire de recréer le Ministère des situations d'urgence.

Le travail de prévention du crime a également des problèmes. Il est nécessaire de réorienter la supervision du parquet pour traiter efficacement les problèmes auxquels sont confrontés les citoyens et les entreprises.

Il se trouve que dès qu'un investisseur respectable apparaît à l'horizon, les autorités répressives et réglementaires courent immédiatement pour le vérifier.

Le Gouvernement et le Parlement devront protéger les entreprises par voie législative contre les ingérences excessives des forces de l'ordre.

Les seuils actuels de responsabilité pénale des entreprises pour violations fiscales doivent être révisés.

Toute action d'enquête contre des entrepreneurs enregistrés ne peut être menée qu'avec l'approbation d'un tribunal ou d'un procureur. Cette option doit également être envisagée.

Un critère important de l'état de droit est une justice impartiale et équitable.

Le tribunal doit être contradictoire et le juge libre de poursuites. Pour cela, il est nécessaire d'assurer l'égalité de l'avocat et du procureur.

La confiance du public dans les tribunaux devrait être une priorité. Sa réalisation n'est possible que grâce aux efforts conjoints de l'État et du pouvoir judiciaire lui-même.

Le système judiciaire ne peut pas être une société fermée. Le Conseil supérieur de la magistrature et la Cour suprême devraient intensifier leurs efforts pour recruter de nouveaux professionnels pour administrer la justice.

Le système judiciaire a besoin de spécialistes dans le domaine de la fiscalité, de l'utilisation du sous-sol, de la propriété intellectuelle et du droit des sociétés.

La sélection des juges devrait s'accompagner d'une couverture médiatique afin que le public sache pour quel mérite certains candidats ont été embauchés. Il est également nécessaire de développer des modes alternatifs de résolution des conflits, qui permettront de trouver des compromis sans la participation de l'Etat. Ces institutions se sont bien montrées dans les pays développés.

Il y a près de dix ans, nous avons adopté la loi «sur la médiation». Mais jusqu'à présent, pas un seul organe étatique n'est engagé dans son développement, il n'y a pas de politique étatique intelligible.

Cet état de fait doit être corrigé.

Une commission représentative pour la réforme de l’application des lois et du système judiciaire est en cours de création sous l’administration présidentielle.

La lutte contre la corruption est de plus en plus systématique. Une plus grande attention est accordée aux causes de la corruption et un travail de prévention est en cours.

Il est maintenant nécessaire de mener une analyse spéciale des agences gouvernementales et des réglementations et processus de travail du secteur quasi public en termes de lutte contre la corruption pour identifier les facteurs qui conduisent à la corruption.

Dans le même temps, la lutte contre la corruption ne doit pas priver les fonctionnaires des qualités d'indépendance, d'initiative et de rapidité, qui ont peur des poursuites.

Nous devons créer un cadre juridique approprié, soutenant l'institution d'un contrôle public comme alternative au contrôle de l'État.

Je vous charge d'élaborer et d'adopter une loi «sur le contrôle public», qui permettra d'assurer la transparence et la responsabilité des agences gouvernementales, du secteur quasi public envers le public.

Le rôle des conseils publics devrait être accru. Il est nécessaire de les impliquer dans les travaux des commissions organisant la passation des marchés. Il faut également envisager la possibilité de créer des conseils publics dans le secteur quasi public. Le projet de loi concerné devant être examiné par le Parlement devrait être adopté avant la fin de l'année.

En outre, il est nécessaire d'impliquer des représentants de divers groupes sociaux dans la composition des conseils publics. Par exemple, nous devons créer un environnement dans lequel les personnes handicapées peuvent participer aux travaux de ces organisations et faire entendre leur voix.

Ils devraient toujours être au centre de l'attention de l'État.

Il est très important de créer une source d'information unique pour mettre à la disposition du public des informations sur les activités financières et économiques des agences quasi-gouvernementales, l'utilisation des fonds budgétaires et d'autres données précieuses.

La transparence des informations sur les décisions gouvernementales contribue à un dialogue constructif avec la société civile.

Le projet de loi sur l'accès à l'information devrait être adopté d'ici la fin de cette session, si possible.

Je pense également qu’il est nécessaire d’introduire de nouvelles méthodes de lutte contre la corruption.

À partir de 2021, il est nécessaire d'introduire de nouvelles restrictions dans la lutte contre la corruption en ce qui concerne le stockage des espèces et des objets de valeur par les fonctionnaires, les députés, les juges des banques étrangères.

En cas de double nationalité d'un fonctionnaire ou d'un responsable d'un établissement quasi public, ils sont révoqués.

Il est nécessaire de modifier le Code pénal en termes de durcissement des sanctions pour corruption des agents des forces de l'ordre, des juges, des pots-de-vin et des pots-de-vin.

La libération conditionnelle ne s'applique pas à ceux qui ont commis des crimes liés à la corruption.

Le principe de l'interdiction à vie des détenus corrompus de travailler dans la fonction publique et le secteur quasi public doit être strictement respecté.

Nous devons créer un système de protection juridique pour ceux qui dénoncent la corruption.

Il est essentiel de prendre de nouvelles mesures pour protéger les droits de l’homme.

Pour moi, ce problème est une priorité.

Comme le reste du monde, le Kazakhstan est également confronté à la vulnérabilité des citoyens face aux brimades sur Internet. Tout d'abord, les enfants en souffrent. Ils sont particulièrement sensibles à la cyberintimidation, qui, malheureusement, a des conséquences désastreuses.

Il est temps de prendre des mesures législatives pour protéger les citoyens, en particulier les enfants, contre la cyberintimidation. D'autres mesures de protection des droits de l'enfant doivent être renforcées, en particulier pour adhérer au Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant relatif à une procédure de communication.

La question de l’amélioration de la législation nationale pour lutter contre la torture reste également pertinente.

Ce document, qui criminalise la torture, doit être mis en conformité avec les dispositions de la Convention internationale contre la torture et autres actes cruels et inhumains.

La lutte contre la traite des êtres humains est également à notre ordre du jour. Ici, le Kazakhstan n'a pas l'air bien aux yeux de la communauté internationale.

Les forces de l'ordre devront améliorer la procédure d'enquête sur ces crimes. Ils doivent être sévèrement punis par les tribunaux.

Cette tâche importante nécessite des actions coordonnées des agences gouvernementales.

J'espère que les lois pertinentes seront adoptées rapidement au Parlement. 

  1. LA NUMÉRISATION EST UN ÉLÉMENT DE BASE DE TOUTES LES RÉFORMES

La numérisation n'est pas une tendance de la mode, mais un instrument clé pour atteindre la compétitivité nationale.

Tout d'abord, il est nécessaire d'éliminer la fracture numérique, d'assurer un accès maximal à Internet et une communication de haute qualité pour tous les citoyens.

Aujourd'hui, c'est un besoin aussi fondamental que les routes et l'électricité.

Les enfants issus de familles socialement vulnérables devraient disposer d'ordinateurs et d'un accès Internet de haute qualité. D'ici la fin de cette année, chaque village de plus de 250 habitants aura accès à Internet.

Nous voyons les problèmes auxquels les gens sont confrontés lorsqu'ils attribuent des pensions et des prestations. Un tas de papiers, marchant à l'agonie.

Il est nécessaire de numériser complètement ces processus. Les «données» devraient «fonctionner», pas les gens.

Nous devons nous efforcer d’abandonner l’utilisation du papier dans la coopération interinstitutions et dans la communication avec les citoyens.

Je vous demande d'annuler les certificats et confirmations papier les plus demandés jusqu’à la fin de l'année, afin de fournir une confirmation numérique des informations.

Il existe déjà une bonne pratique pour les certificats d'adresse, de propriété et autres certificats similaires.

Les cartes d'identité, diplômes, licences doivent être acceptés par les agences gouvernementales sous forme électronique.

Pour simplifier l'interaction de la population avec les services électroniques, la biométrie devrait être largement utilisée au niveau des services publics et dans les entreprises privées.

Le travail avec des «données» doit atteindre un nouveau niveau. Fourniture d'un système de base de données unifié, leur développement ultérieur est l'une des principales tâches du gouvernement.

Jusqu'à présent, ce travail n'a pas été correctement construit, notamment en raison de la domination dans l'industrie informatique d'un certain nombre d'entreprises publiques et affiliées.

Les ministères et les akimats disposent également de structures d’information et d’analyse ou de l'industrie informatique qui ne protège que les intérêts étroits du département au détriment de la stratégie globale.

Le développement du marché de l'informatique, de l'ingénierie et d'autres services de haute technologie n'est pas seulement la création de valeur ajoutée et d'emplois dans le pays, de plus en plus d'opportunités apparaissent pour l'exportation de ces services à l'étranger. Il est important de libérer ce potentiel.

L'interaction entre l'industrie informatique et les entreprises nationales est considérée comme un domaine prometteur.

Les grandes entreprises publiques et privées dépensent des dizaines de milliards de tengués pour le développement et les applications d'acteurs étrangers.

Le gouvernement devrait établir une coopération mutuellement avantageuse entre l'industrie et le secteur informatique. Cela créera des plates-formes de technologie numérique capables de stimuler l'écosystème numérique de chaque industrie.

Nous avons adopté des lois permettant au Kazakhstan de devenir l'un des pôles internationaux pour le traitement et le stockage des «données». Au cours de la seule année écoulée, plus de 80 milliards de tengués d'investissements ont été attirés par l'exploitation minière numérique. Mais nous ne pouvons pas nous arrêter là, nous devons attirer les géants mondiaux du numérique dans le pays. Sinon, d'autres États le feront.

D'ici cinq ans, il est nécessaire de porter le volume des investissements dans cette industrie à 500 milliards de tengués.

Х. PARTICIPATION CIVILE À LA GOUVERNANCE DE L'ÉTAT

Nous avons commencé à créer un «État qui écoute la voix du peuple». Comme je l'ai déjà dit, cela ne signifie pas que les agences gouvernementales ne devraient être responsables que des problèmes quotidiens des citoyens. Il s’agit, tout d’abord, d’un dialogue constant entre le gouvernement et la société.

Le Conseil national de la confiance publique a donné un nouvel élan au développement du dialogue civil. Le Conseil a rempli sa mission de mettre en place un processus de dialogue national dans le pays. En conséquence, une série de réformes politiques est en cours de mise en œuvre.

En particulier, une toute nouvelle loi démocratique "sur l'organisation et la conduite des réunions pacifiques" a été adoptée. Les lois «sur les partis politiques», «sur les élections», «sur le statut du Parlement et de ses députés» ont été amendées.

Des modifications ont également été apportées pour supprimer l'article 130 du Code pénal de la catégorie des crimes et humaniser l'article 174.

Je remercie le Parlement pour la qualité et la rapidité du travail.

Ce n'est que le début de nos réformes politiques. Sa modernisation se poursuivra. Presque toutes les institutions du pouvoir d'État doivent être réformées.

Le principal objectif de la modernisation est d’accroître l’efficacité de l’ensemble de l’État.

Si nous voulons vraiment améliorer le bien-être de nos citoyens, nous devons les impliquer activement dans ce travail. Toutes les futures réformes politiques devraient viser une plus grande implication de la population dans la gouvernance.

Par exemple, les sondages d'opinion montrent une augmentation de la demande de maires ruraux pour se présenter aux élections.

Cette étape importante doit être soigneusement examinée et mise en œuvre de manière cohérente. Nous devons savoir exactement comment fonctionne un tel système.

Cependant, la solution à ce problème ne doit pas être reportée.

Le mandat des akims d'un certain nombre de districts ruraux prendra fin l'année prochaine. Je pense qu'il est possible de tenir des élections directes des akims du village.

En plus d'être élus par les autorités locales, nous devons définir la répartition des pouvoirs entre les niveaux de gouvernement et l'autonomie locale.

L'une des questions les plus importantes est le développement d'un modèle de financement budgétaire des régions.

Parallèlement, en plus de la relation entre le "centre et la région", une attention particulière devrait être accordée à la distribution des fonds au sein de la région.

Il est nécessaire de renforcer le contrôle sur l'approbation des budgets locaux. Cela est dû au fait que les fonds alloués ne sont souvent pas dépensés pour les besoins réels de la population.

Nos citoyens sont mécontents du fait qu'une ou deux rues sont réparées chaque année et des dépenses inefficaces consacrées aux activités d'image. Ceci est inapproprié.

L'expertise publique devrait être menée pour allouer des fonds provenant des budgets des districts et des colonies pour les infrastructures et les initiatives sociales. Dans ce cas, il est recommandé d'utiliser une enquête en ligne.

Il est nécessaire de renforcer les capacités financières du gouvernement local. Pour ce faire, il est nécessaire d'étendre les droits de propriété et d'augmenter les recettes budgétaires des districts ruraux.

Cela devrait être la prochaine étape de l'élaboration de «budgets de participation publique».

Avant le 1er décembre de cette année, le gouvernement élaborera un cadre réglementaire et des mécanismes pour résoudre ce problème important.

Organismes représentatifs - les maslikhats sont appelés à contrôler l'utilisation optimale des ressources locales. Mais leurs opinions sont souvent ignorées. C'est déjà un anachronisme politique.

Je pense qu'il est possible de doter les maslikhats de la fonction de collecte de signatures et de rédaction de pétitions sur le développement de la région ou sur des problèmes locaux qui n'ont pas été résolus depuis des décennies.

Il est également nécessaire de renforcer les commissions d'audit des maslikhats. Je charge le gouvernement et le Comité des comptes de préparer un ensemble d'amendements pertinents à la législation.

Il est nécessaire d'introduire des diffusions en ligne obligatoires des réunions des maslikhats. Les discussions des représentants du peuple, leur apparence sociopolitique ne doivent pas être un "secret derrière sept sceaux" pour la société.

Il est proposé de différencier progressivement les pouvoirs des collectivités locales.

Il est nécessaire d'élever le statut des organes d'autonomie locale - rassemblements et assemblées. Leur avis sur des problèmes d'actualité sur le terrain devrait être pris en compte par les maslikhats régionaux pour prendre des décisions spécifiques.

Séparément, nous devrions nous attarder sur la question de l'autonomie gouvernementale dans les villes.

Une réforme a été lancée pour introduire l'institution des associations de propriétaires (AP). Une loi correspondante a été adoptée, tous les complexes d'appartements passeront progressivement à cette forme de gestion.

La réforme est conçue pour prendre en compte le point de vue des résidents sur la gestion immobilière, la responsabilité dans la dépense des fonds pour l'entretien et les réparations.

Le gouvernement et les akims doivent veiller à ce que cette importante réforme soit mise en œuvre. Après tout, l’AP est, en fait, un élément fondamental de l'institution de l'auto-organisation et de l'autonomie gouvernementale.

Le moment est venu de développer un nouveau concept pour le développement de l'autonomie locale. Le Parlement, sur sa base, adoptera un ensemble de lois pertinentes.

Il faut admettre que le formalisme et le manque d'efficacité sont encore largement présents dans le travail des agences gouvernementales. Les citoyens sont contraints de demander la solution de leurs problèmes locaux au gouvernement central, de porter plainte auprès du chef de l'Etat.

Par conséquent, il est temps de déléguer davantage d'autorité et de responsabilité aux dirigeants locaux.

Grâce aux médias sociaux, les problèmes qui ne peuvent être résolus localement sont diffusés dans tout le pays.

Il est nécessaire de créer une seule institution légitime de pétitions en ligne permettant aux citoyens de lancer des réformes et des propositions. Un tel mécanisme doit être complètement protégé de toute manipulation.

Le gouvernement, en coopération avec la société civile, devra développer un cadre réglementaire et résoudre tous les problèmes techniques liés à cet important projet.

Les partis politiques continuent de jouer un rôle important dans la protection des intérêts des citoyens du pays.

Le parti «Nur Otan» a prouvé par ses actions qu'il était une force politique de premier plan dans notre société. Le parti participera activement à la mise en œuvre des futures réformes et utilisera tout son potentiel.

En même temps, en tant que chef de l'État, je suis obligé de faire des efforts pour développer un système véritablement multipartite.

Nous ne restons pas immobiles. Nous adaptons progressivement notre système politique à la nouvelle situation. Notre société a besoin de réformes politiques, donc elles continueront certainement.

Les principaux ennemis de la démocratie sont l'ignorance et le populisme. Ce fait doit être pris en compte.

J'espère que nos citoyens soutiendront les réformes. J'espère qu'ils ne permettront pas la montée de «l'hypocratie» dans la société en raison de nouvelles opportunités politiques.

La mise en œuvre réussie de toutes ces réformes et changements dépend de l’unité, du patriotisme et de la responsabilité civique de chacun de nous.

  1. NOUVELLE QUALITÉ DE LA NATION

La tâche actuelle est de former une nouvelle identité de notre peuple, d'améliorer la qualité de toute la nation.

La vie elle-même montre la nécessité de moderniser les gens et la société.

Seule une nation renouvelée peut montrer au monde le succès d'un pays ressuscité.

Je veux que nos gens aient des qualités plus exemplaires.

Pour que notre nation passe à une nouvelle qualité, nos principes de vie quotidienne doivent changer.

De nouveaux principes et de nouvelles orientations devraient être célébrés dans la société kazakhe.

Enseignant de la Nation Ahmet Baitursynov: «Pour avoir des connaissances, vous devez apprendre. Pour être riche, il faut faire des affaires. L'unité et la cohésion sont nécessaires au pouvoir. Pour ces besoins, il faut travailler sans relâche».

Cette approche est très importante aujourd'hui.

Tout d’abord, la génération du XXIe siècle doit être profondément éduquée.

Deuxièmement, il est nécessaire d'adapter la jeune génération à travailler dur.

Troisièmement, tout travail doit être effectué avec des compétences professionnelles.

Quatrièmement, nous devons tous avoir une règle de fer et un niveau élevé de responsabilité.

Cinquièmement, nous ne devons pas dévier de la justice. La justice est une condition importante du développement de la société. La justice est une qualité très importante, en particulier pour décider du sort du peuple.

Sixièmement, nous avons besoin d'honnêteté, de précision et de rigueur. Nous voulons tous voir un vrai Kazakh de cette manière. Ce n'est qu'alors que nous pourrons construire un État compétitif, une nation intellectuelle.

La tâche des intellectuels kazakhs à un nouveau stade est d'établir de nouveaux principes de la nation. Contribuez également à améliorer la qualité de la nation.

Une société modernisée doit progressivement se débarrasser des mauvaises habitudes.

L'extravagance et la pompe n'honorent ni la société ni une personne. L'irresponsabilité, l'indifférence, la négligence peuvent conduire à la tragédie de tout le pays. Et les bavardages et les vantardises ralentissent le développement de la société. Le grand Abai a écrit à ce sujet, en disant: «... les mensonges, la calomnie et l'orgueil cachent le visage de la vérité». Ce problème est pertinent à ce jour.

Nous devons instiller dans l'esprit de chaque citoyen le grand concept du travail qui conduit à un idéal supérieur.

Un système solide «État responsable - Société responsable - Personne responsable» doit être ancré dans notre pays.

Chers compatriotes!

Le pays est confronté à des tâches importantes et complexes. Leur solution réussie nécessite des approches extraordinaires, une nouvelle réflexion, une solidarité universelle et un soutien mutuel.

Notre cap stratégique est clair. Nous sommes bien conscients de nos problèmes et de nos lacunes.

Aujourd'hui, j'ai présenté à l'ensemble de la société un plan d'action pour l'Etat en situation de crise. Le succès ultime des réformes dépend de chacun de nous.

Chacun devrait changer, travailler sur lui-même. Les défis de l'époque nous obligent à constamment nous développer, nous améliorer, devenir plus forts. Chaque personne est elle-même le forgeron de son propre bonheur, et ensemble nous créons un avenir heureux pour notre pays.

Chaque génération fait face à un défi différent. Le dépassement constant de tous les défis du destin traverse notre histoire comme un fil rouge. Notre pays est capable et prêt à s’attaquer aux tâches les plus difficiles.

Nous sommes une génération qui a incarné les rêves et les aspirations à long terme de notre peuple au sujet de l'indépendance. L'année prochaine est l'année du 30e anniversaire de l'indépendance. Cette date anniversaire est une étape importante pour le Kazakhstan souverain. C'est le début d'une nouvelle période historique.

Nous portons une énorme responsabilité pour l'avenir de l'État.

Dans l’unité et l’accord, nous surmonterons tous les défis et réaliserons tous nos objectifs.

Je suis fermement convaincu que nous pouvons le faire.

Que la paix règne toujours dans notre pays!

Дата публикации
04 сентября 2020