
Discours du Président de la République du Kazakhstan, lors de la Ve session du Kurultay national
Kyzylorda, 20 janvier 2026
Chers compatriotes,
Au cours des débats, les membres du Kurultay ont formulé des idées et des initiatives d’une grande importance.
Les échanges qui se sont tenus dans le cadre de cette session ont été approfondis, ouverts et constructifs.
Je suis convaincu que l’ensemble des propositions exprimées contribuera de manière significative au développement durable de notre pays.
Le Kurultay national se réunit aujourd’hui pour la cinquième fois.
La première session s’est tenue à Ulytau, berceau de notre nation.
La deuxième a eu lieu à Turkestan, centre spirituel du monde turcique.
La troisième s’est déroulée dans la région singulière d’Atyrau.
L’an dernier, nous nous sommes réunis à Kokchetaou, ville à l’histoire riche et profonde.
Aujourd’hui, nous nous retrouvons sur la terre sacrée de Kyzylorda.
Cette région occupe une place toute particulière dans l’histoire et la conscience de notre peuple.
Une expression profondément symbolique le rappelle avec éloquence :
« Le Syr est la mère d’Alach », le Syr-Daria ayant nourri et fait grandir notre nation.
Les cités antiques de Tchirik-Rabat, Jankent, Syganak, Altynasar et Barshinkent témoignent de l’existence d’une culture urbaine ancienne et florissante sur la terre kazakhe.
Kyzylorda en est l’héritière légitime et revêt, à ce titre, une importance historique majeure pour l’ensemble de notre pays.
Chacun sait qu’il y a exactement cent ans, cette ville fut la capitale du Kazakhstan.
C’est ici que furent prises des décisions décisives ayant façonné l’avenir de notre État.
Ce n’est pas sans raison que l’on affirme :
« La terre du Syr est la terre de la poésie ».
Depuis l’époque de Korkyt Ata, l’art des jyr et des kyui s’est largement épanoui dans cette région.
Les noms illustres de Jienbaï, Nourtougan et Nartaï, fondateurs des grandes écoles de la tradition épique orale, sont connus et respectés dans tout le pays.
La terre du Syr-Daria est aussi celle de travailleurs authentiques et dévoués.
À l’époque soviétique, près d’une centaine d’habitants de la région de Kyzylorda ont reçu le titre de Héros du travail.
Notre peuple est particulièrement fier du célèbre riziculteur Ibraï Jakhayev, dont le nom est devenu un symbole de l’abnégation et de la vaillance laborieuse.
L’exemple de ces figures d’exception est aujourd’hui dignement poursuivi par la génération actuelle.
La région de Kyzylorda connaît, ces dernières années, un développement dynamique, pleinement en phase avec les exigences de notre époque.
L’an dernier, le produit régional brut a progressé de 6,5 %.
Au cours des trois dernières années, près de deux mille milliards de tenges d’investissements ont été attirés dans l’économie régionale.
Rien que sur l’année écoulée, 27 projets d’investissement ont été mis en œuvre.
Parmi ces réalisations, il convient de souligner tout particulièrement la mise en service d’une nouvelle centrale thermique.
Cet ouvrage stratégique, entièrement financé par des investisseurs privés, renforcera durablement la sécurité énergétique de la région.
Aujourd’hui, l’ensemble de la population bénéficie d’un accès à une eau potable de qualité, et 80 % des habitants sont raccordés au gaz naturel.
Les travaux de pose de réseaux de gaz dans les localités se poursuivront de manière systématique.
Les routes automobiles de la région sont globalement en bon état.
Les infrastructures aériennes et ferroviaires font l’objet d’un vaste programme de modernisation.
Un nouveau terminal a été inauguré à l’aéroport Korkyt Ata.
La gare ferroviaire, l’un des bâtiments historiques emblématiques de Kyzylorda, a fait l’objet d’une reconstruction complète.
Par ailleurs, les travaux de rénovation de dix gares ferroviaires ont été engagés dans la région.
L’ensemble de ces projets contribuera à renforcer considérablement le potentiel logistique de Kyzylorda.
Des avancées notables ont également été réalisées dans le domaine social.
Au cours des trois dernières années, 34 établissements éducatifs, 45 infrastructures culturelles et sportives ainsi que 40 établissements médicaux ont été construits dans la région.
Sur mon instruction, la construction d’un hôpital multifonctionnel de 300 lits a été lancée à Kyzylorda.
Dans un avenir proche, une polyclinique de 500 places ainsi qu’un centre périnatal de 200 lits verront également le jour.
En résumé, la région de Kyzylorda se développe de manière dynamique et équilibrée dans tous les domaines.
Nous pouvons affirmer avec confiance que la situation y est stable et favorable.
C’est le fruit du travail méthodique et persévérant de l’akim de la région, Nourlybek Nalybaïev, et de l’engagement de l’ensemble des habitants.
Au milieu du siècle dernier, le premier vol de l’humanité dans l’espace a été réalisé depuis Baïkonour – un événement connu et reconnu dans le monde entier.
Cette région historique s’est développée avec succès aussi bien à l’époque de la Grande Route de la soie qu’à l’ère contemporaine.
En étant aujourd’hui à Kyzylorda, je ne peux passer sous silence la question de la mer d’Aral.
Son sauvetage demeure une mission d’une importance cruciale pour l’humanité tout entière – j’y ai consacré une attention particulière dans mon Discours sur l’état de la Nation.
Grâce à un travail cohérent, systématique et de longue haleine, nous avons pu préserver l’Aral du Nord, qui se rétablit progressivement depuis plusieurs années.
À l’heure actuelle, un projet visant à rehausser le barrage de Kokaral est en cours d’élaboration, et sa mise en œuvre débutera à la fin de l’année en cours.
La réalisation de ce projet permettra d’augmenter sensiblement le volume d’eau dans la Petite mer d’Aral.
Cependant, il est évident que tout ne dépend pas uniquement de nous.
La majorité des grands fleuves du Kazakhstan prennent leur source dans des pays voisins.
Le volume des eaux de la Syr-Daria se déversant dans la mer varie en fonction des politiques hydrauliques menées par les États situés en amont du fleuve.
Par conséquent, la résolution de nombreux problèmes liés à l’eau est étroitement liée à une diplomatie de l’eau efficace, équilibrée et réfléchie.
À ce jour, des accords sur l’utilisation conjointe des ressources hydriques ont été conclus avec l’ensemble des pays d’Asie centrale.
Néanmoins, pour déterminer durablement le sort non seulement de la mer d’Aral, mais aussi de la mer Caspienne, du lac Balkhach et du fleuve Irtych, il est indispensable de parvenir à un consensus solide avec nos voisins et de formaliser des accords appropriés.
L’eau constitue une ressource stratégique pour notre pays.
Nous devons donc aborder cette question de manière globale, systémique et responsable.
L’an dernier, j’ai proposé la création d’une Organisation internationale de l’eau.
Cette initiative doit être promue de manière cohérente dans le cadre de la réforme de l’Organisation des Nations unies.
En avril prochain, un Sommet écologique international se tiendra à Astana.
Dans ce cadre, nous examinerons la problématique de la mer d’Aral avec les chefs d’État membres du Fonds international pour le sauvetage de l’Aral.
Nous espérons sincèrement que la renaissance progressive de la Petite mer d’Aral ouvrira la voie à un développement durable et équilibré de l’ensemble de la région.
Aujourd’hui, parmi les participants à cette session, se trouvent des citoyens de la région de Kyzylorda : des vétérans, des représentants de l’intelligentsia, des personnalités publiques, des entrepreneurs et des jeunes.
À cet égard, je tiens à souligner tout particulièrement le sens aigu du travail, la cohésion sociale, l’attachement profond à la terre natale, la solidarité, l’entraide et le patriotisme sincère qui caractérisent les habitants de cette région.
Au-delà du centre régional, chaque aoul se distingue par son ordre et sa propreté.
Comme je l’ai déjà souligné à plusieurs reprises, les aouls portant les noms de Nagi Ilyassov et de Tan constituent un exemple à suivre pour l’ensemble du pays.
Par votre engagement quotidien, vous contribuez au développement non seulement de votre région, mais aussi de notre État dans son ensemble.
Grâce à l’unité nationale et au travail créateur de notre peuple, l’année écoulée a été marquée par des résultats significatifs pour le Kazakhstan.
La croissance économique a atteint 6,5 %.
Le produit intérieur brut a dépassé 300 milliards de dollars, et, pour la première fois dans l’histoire de notre Indépendance, le PIB par habitant a atteint 15 000 dollars.
Il s’agit d’un indicateur record pour l’ensemble de la région d’Asie centrale.
Les actifs en devises du Fonds national ont augmenté de 5 milliards de dollars.
Les réserves internationales du pays ont atteint un nouveau sommet, dépassant 65 milliards de dollars.
La part des petites et moyennes entreprises dans l’économie nationale s’est rapprochée de 40 %.
La population du Kazakhstan a atteint environ 20,5 millions d’habitants, tandis que l’espérance de vie moyenne s’est établie à 75,4 ans.
Mais l’essentiel réside ailleurs : notre société a profondément évolué.
Une transformation significative s’est opérée dans la conscience nationale, et les réformes ont acquis un caractère durable et irréversible.
Le Kurultay national a joué un rôle exceptionnel dans ces processus.
En quatre ans, ses membres ont proposé de nombreuses initiatives majeures, sur la base desquelles 26 lois ont été adoptées.
Ce fait démontre clairement que le Kurultay est devenu l’une des principales forces motrices des réformes d’envergure dans notre pays.
Des mesures concrètes ont notamment été mises en œuvre pour garantir les droits des femmes et assurer la sécurité des enfants.
Une lutte déterminée a été engagée contre la ludomanie et la diffusion des stupéfiants.
Le travail dans le domaine de l’onomastique a été rationalisé, et de nouveaux titres honorifiques ont été intégrés au système des distinctions d’État, contribuant à rehausser le statut social des travailleurs.
Par ailleurs, nous avons défini les valeurs fondamentales qui façonnent une nouvelle qualité de la nation.
Nous érigeons une barrière ferme contre les fléaux sociaux qui menacent l’avenir des jeunes générations.
Les membres du Kurultay ont également proposé une initiative visant à structurer et à systématiser la politique intérieure de l’État.
Vous avez pris part directement à l’élaboration du document correspondant.
En conséquence, l’an dernier, les principes, valeurs et orientations fondamentales de la politique intérieure de la République du Kazakhstan ont été officiellement approuvés.
Il s’agit désormais de travailler activement et de manière cohérente en s’appuyant sur ce document stratégique.
Chers participants à cette réunion,
L’un des axes stratégiques majeurs de la politique de l’État est le développement de la culture et de l’art.
Il est évident que l’efficacité des transformations que nous menons dépend directement de l’évolution de la conscience sociale.
C’est pourquoi nous accordons une attention particulière au développement du domaine culturel et humanitaire, dans lequel sont prévues des mesures sans précédent, tant par leur ampleur que par leur portée.
Ainsi, un théâtre dramatique kazakh verra le jour dans la région d’Almaty.
Des bâtiments de théâtres seront construits dans la région d’Abaï et dans la région d’Aktobé.
À Chimkent, la construction du Théâtre de l’opéra et du ballet débutera prochainement.
Cette année marquera également le centenaire du Théâtre national kazakh de drame Moukhtar Aouézov.
À cette date hautement symbolique, la rénovation complète de son bâtiment devra être achevée.
Le Théâtre académique d’État russe pour enfants et jeunes Natalia Sats fera lui aussi l’objet d’une modernisation.
Parallèlement, plus de cent infrastructures culturelles seront rénovées au cours des deux prochaines années.
L’une des priorités majeures dans le domaine culturel consiste à développer le secteur muséal.
À cet égard, je tiens à souligner tout particulièrement le nouveau musée historique et ethnographique de Kyzylorda, que j’ai visité à l’automne dernier lors d’un déplacement de travail dans la région.
Lors de sa construction, répondant à l’ensemble des exigences modernes, des approches innovantes en matière de présentation et d’organisation muséales ont été mises en œuvre.
Cette expérience peut et doit servir d’exemple pour d’autres régions du pays.
La construction d’un nouveau théâtre dramatique est également prévue à Kyzylorda ; les travaux devraient débuter dès cette année.
Lors de ma récente rencontre avec des représentants de l’intelligentsia locale, j’ai également souligné l’importance de l’ouverture d’une bibliothèque moderne. Sa construction commencera dans les plus brefs délais.
Aujourd’hui, parmi les jeunes, se renforce la conviction que notre pays est entré dans une phase de croissance stable et assurée.
La jeune génération contribue de manière significative à l’enracinement d’une nouvelle éthique sociale et au développement de l’industrie créative.
L’art contemporain du Kazakhstan a acquis une reconnaissance internationale en tant que phénomène culturel original et distinctif.
Le secteur de l’industrie cinématographique connaît lui aussi un essor notable.
Nous éprouvons une fierté légitime en constatant comment les représentants de la nouvelle génération, à travers leur créativité, révèlent les multiples facettes de notre identité nationale et présentent le Kazakhstan à la communauté internationale.
L’énergie, l’enthousiasme, l’innovation et la créativité de la jeunesse donnent une impulsion puissante au développement de nombreux secteurs de l’économie et de la culture.
C’est pourquoi le soutien global à la jeunesse demeurera une priorité constante de la politique de l’État.
Notre objectif est de créer toutes les conditions nécessaires afin que la jeune génération puisse assimiler harmonieusement, d’une part, les valeurs nationales fondamentales et, d’autre part, les meilleures réalisations de la modernité mondiale.
Lors des précédentes sessions du Kurultay national, des propositions ont été formulées concernant la nécessité de promouvoir plus activement notre patrimoine spirituel et culturel sur la scène internationale.
À cette fin, un travail systématique et structuré est aujourd’hui mené.
Ainsi, pour la première fois depuis quatorze ans, un manuscrit d’une valeur exceptionnelle – « Khandar shejiresi » (Généalogie des khans) – a été inscrit au registre international Mémoire du monde de l’UNESCO.
Cet été, une session du Comité du patrimoine mondial se tiendra à Busan.
La question de l’inscription des mosquées souterraines du Mangystau sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO y sera examinée.
À ce jour, le Kazakhstan figure parmi les vingt-cinq pays leaders par le nombre d’éléments du patrimoine culturel immatériel inscrits sur les listes de l’UNESCO.
Cependant, il ne saurait être question de s’arrêter aux acquis.
Un vaste travail reste à accomplir en matière d’étude approfondie de notre histoire, ainsi que de développement de la culture et de l’art. Nous entendons poursuivre cet effort de manière constante et méthodique.
Notre pays recèle de nombreux sites historiques et des artefacts précieux, dotés d’une valeur éducative et cognitive exceptionnelle.
La mosquée de Jarkent, entièrement construite en bois, en est un exemple emblématique.
Fruit unique de la collaboration entre architectes chinois et maîtres artisans ouïghours, elle constitue un monument d’une originalité remarquable.
Un autre édifice tout aussi exceptionnel est la cathédrale de l’Ascension à Almaty.
Ces deux monuments, incarnant l’amitié, la concorde et le respect mutuel, illustrent de manière éloquente le principe fondamental de l’unité dans la diversité.
Chaque recoin de la Grande Steppe conserve la mémoire pluriséculaire de l’histoire de notre peuple.
Les pétroglyphes du Karataou en sont l’un des témoignages les plus anciens.
Créées il y a plus de quatre mille ans, ces gravures rupestres attestent que les racines de notre civilisation plongent dans une antiquité profonde.
Dans les sites de Sauyskandyk, dans la région de Kyzylorda, et d’Arpaozen, dans la région du Turkestan, les chercheurs ont recensé au total 17 000 pétroglyphes.
Je suis convaincu que ces monuments archéologiques d’une valeur inestimable, tout comme nos traditions nationales, méritent pleinement d’être inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
J’instruis le ministère compétent de se saisir de cette question.
L’enseignement d’Abaï, dont la profondeur et l’actualité traversent le temps, doit devenir le noyau de notre identité nationale et de notre existence spirituelle.
Le concept d’« Adal azamat » – le citoyen responsable – fait directement écho à l’idée du « Tolyk adam », l’homme accompli, développée par le grand penseur.
Notre tâche consiste à obtenir l’inscription des Paroles édifiantes d’Abaï au registre du patrimoine documentaire Mémoire du monde de l’UNESCO.
Les enseignements d’al-Farabi et de Khoja Ahmed Yassawi constituent eux aussi des piliers essentiels de notre spiritualité nationale.
Soyons honnêtes : trop souvent, nous ne nous souvenons des préceptes de nos grands ancêtres qu’à l’occasion de commémorations et d’anniversaires. Une telle approche est fondamentalement erronée.
Il est donc nécessaire d’organiser de manière régulière des manifestations scientifiques et intellectuelles visant à une diffusion large et approfondie de l’héritage d’al-Farabi, de Yassawi et d’Abaï.
Cela est nécessaire avant tout pour nous-mêmes, car leurs œuvres constituent le fondement de notre originalité spirituelle, philosophique et morale.
Les instituts humanitaires du pays doivent assurer une promotion systématique et cohérente de l’héritage de ces grands penseurs.
L’objectif fondamental demeure la préservation de notre patrimoine national inestimable et sa transmission fidèle aux générations futures.
À cet égard, je tiens à mentionner les propositions formulées par certains membres du Kurultay concernant le développement de disciplines telles que la philosophie, la sociologie et la science politique, ainsi que l’élaboration d’une édition en plusieurs volumes consacrée à la pensée sociopolitique.
Il a également été souligné qu’il est indispensable de rendre les travaux des institutions scientifiques accessibles au grand public, notamment par le biais de plateformes numériques.
Dans un avenir proche, la construction de bibliothèques présidentielles débutera à Astana et à Almaty.
Je considère que ces institutions ne doivent pas être de simples lieux de conservation de livres, mais de véritables centres de diffusion de l’histoire, de la culture et des réalisations de notre civilisation.
La tâche de renforcement de l’identité nationale acquiert une importance particulière dans le contexte du développement rapide des technologies numériques et de l’intelligence artificielle.
La réalité est telle qu’à l’ère nouvelle, seuls les peuples et les États capables de traduire leur histoire, leur culture et leur mémoire collective en format numérique, et de les intégrer à la civilisation numérique mondiale, seront en mesure de préserver pleinement leur subjectivité historique et culturelle.
Il s’agit, en substance, d’une question de souveraineté idéologique et de l’avenir même de notre pays.
C’est pourquoi je soutiens l’initiative visant à créer un dépôt national de la mémoire et du savoir, intitulé « Patrimoine numérique national ».
Une telle démarche, mise en œuvre dans le cadre de l’Année de la numérisation et de l’intelligence artificielle, ouvrira de nouvelles perspectives pour la préservation, l’étude et la transmission de notre héritage historique.
L’an dernier, lors de la session du Kurultay, j’ai souligné la nécessité de systématiser les recherches scientifiques, les matériaux d’archives, les collections muséales et les œuvres d’art.
Le dépôt numérique permettra d’adapter ce travail aux réalités contemporaines et aux exigences de notre temps.
Ces dernières années, des avancées tangibles ont été réalisées dans l’analyse scientifique globale et dans la vulgarisation de notre histoire pluriséculaire.
Dès ce printemps, les travaux sur un drame documentaire consacré à Djötchi arriveront à leur terme.
Ce projet d’envergure avait été annoncé par moi lors de la session du Kurultay à Atyrau.
La première de ce film en plusieurs épisodes aura lieu sur des plateformes internationales majeures, contribuant ainsi à la promotion de la marque historique de la Horde d’Or à l’échelle mondiale.
Toutefois, en abordant un sujet historique d’une telle importance, il est essentiel de veiller non seulement à la qualité de l’image visuelle, mais aussi à la profondeur du contenu intellectuel.
C’est pourquoi, sur mon instruction, un Symposium international consacré à l’histoire de la Horde d’Or se tiendra en mai, avec la participation de chercheurs de premier plan venus du monde entier.
Nous accordons également une attention particulière à l’étude et à la valorisation de la civilisation turcique commune, qui constitue l’un des fondements essentiels de notre identité historique.
En septembre, nous prévoyons d’organiser, conjointement avec nos collègues russes ainsi que des représentants d’autres pays, une conférence internationale intitulée
« Le Grand Altaï – berceau des peuples turcs ».
Ce forum scientifique contribuera à une compréhension plus approfondie de nos racines communes et à leur reconnaissance dans l’espace académique international.
Il y a cinq ans, dans mon article « L’indépendance avant tout », j’ai fixé l’objectif d’élaborer une nouvelle histoire académique du Kazakhstan, fondée sur des approches scientifiques modernes et sur une analyse objective des sources.
D’ici la fin de l’année, ce travail de recherche d’une importance capitale arrivera à son terme.
Un ouvrage fondamental en sept volumes, consacré à l’histoire académique du Kazakhstan, sera publié.
Sans exagération, cette œuvre constituera une contribution majeure au renforcement de notre État et au processus de formation d’une conscience historique nationale cohérente et mature.
Il est hautement symbolique que cet événement scientifique d’envergure coïncide avec le 35ᵉ anniversaire de l’indépendance du Kazakhstan.
C’est précisément de cette manière – par des actions concrètes et porteuses de sens – que nous devons marquer cette étape historique.
La connaissance approfondie de notre passé, associée à un regard confiant tourné vers l’avenir, constitue le fondement d’un progrès constant et de la formation d’un patriotisme actif et responsable.
Le patriotisme, bien sûr, est l’amour de la Patrie.
Mais cet amour perd toute sa valeur s’il n’est pas accompagné d’un sens aigu de la responsabilité civique et d’une volonté sincère d’être utile à sa nation.
Une question véritablement importante fait aujourd’hui l’objet de débats au sein de la société : dans quels lieux et dans quelles circonstances l’utilisation du drapeau national du Kazakhstan est-elle appropriée.
Cette question est régie par des normes et des règles clairement établies.
Toute approche légère, négligente ou irréfléchie dans l’usage des symboles de l’État est strictement inadmissible.
Il est essentiel de respecter non seulement la lettre, mais aussi l’esprit de la loi.
Dans le même temps, il convient d’encourager sous toutes ses formes les manifestations sincères de patriotisme, tout en veillant à un usage respectueux et délicat des symboles nationaux.
Je me réjouis sincèrement de voir notre drapeau flotter dans les rues, sur les véhicules, sur les bâtiments, lors d’événements sportifs et culturels, aussi bien dans notre pays qu’à l’étranger.
Par ces gestes, nos concitoyens expriment leur solidarité nationale et manifestent leur fierté légitime pour le Kazakhstan.
Derrière la reconnaissance internationale de notre drapeau se trouvent les exploits de nos sportifs, le travail de nos scientifiques, les réussites de nos entrepreneurs et les triomphes de nos artistes et musiciens.
Ces succès deviennent le patrimoine commun de toute la nation et renforcent l’autorité de notre État sur la scène internationale.
Nous devons soutenir un patriotisme qui naît du cœur et se traduit par des actions concrètes : le soin apporté à la terre natale, le respect de l’espace public et la volonté sincère de servir la société.
Les principes fondamentaux d’un patriotisme responsable et créateur ont déjà été forgés par la vie elle-même.
Ils se manifestent notamment par la participation active à l’initiative nationale « Taza Kazakhstan », évoquée aujourd’hui de manière convaincante par le député Sabilianov, ainsi que par l’engagement dans le volontariat, la philanthropie, l’entrepreneuriat social et d’autres actions bénéfiques pour l’État.
« Taza Kazakhstan » constitue une composante essentielle de notre idéologie nationale.
La propreté commence par les pensées et les intentions nobles de chaque citoyen et se traduit avant tout par une attitude respectueuse envers son foyer, ses rues et son environnement.
Il ne s’agit ni d’un slogan attrayant ni d’une campagne ponctuelle, mais du résultat d’un travail quotidien, constant et consciencieux.
La propreté renforce la discipline, et la discipline développe le sens des responsabilités.
Il est particulièrement important d’ancrer profondément cette idée dans la conscience de la jeunesse.
C’est à cette condition que nous deviendrons un pays véritablement civilisé, moderne et progressiste.
Être patriote du Kazakhstan est une grande responsabilité civique.
Nous n’avons pas besoin de démagogues se dissimulant derrière des slogans sur les intérêts nationaux, ni, a fortiori, de personnes malhonnêtes cherchant à tirer un profit politique d’un sentiment sacré – l’amour sincère de la Patrie.
Le patriotisme responsable et créateur se manifeste avant tout par un travail persévérant, consciencieux et qualifié de nos citoyens dans tous les domaines : dans les ateliers et les champs agricoles, dans les établissements médicaux, les écoles, les universités et les laboratoires scientifiques, dans les institutions publiques comme dans les entreprises privées ; il s’exprime également par la fidélité à la Patrie dans l’accomplissement du service militaire et dans la mission de maintien de l’ordre public.
Le Kazakhstan doit devenir un pays de citoyens travailleurs, un territoire de Justice, de Droit et d’Ordre.
Il est essentiel que le travail créateur et la force de la loi soient soutenus par une idéologie fondée sur une culture quotidienne élevée. Dans de nombreux pays, ces principes sont devenus la clé de la réussite et de la prospérité.
Ces valeurs fondamentales et ces repères moraux se forment avant tout au sein de la famille et de l’école.
C’est pourquoi ces institutions essentielles doivent rester en permanence au centre de notre attention particulière.
Nous ne devons pas permettre à des aventuriers politiques de saper le noyau axiologique de notre nation ni d’orienter la jeunesse vers des voies erronées sous couvert de prétendues « valeurs morales alternatives » à la mode. Je suis convaincu que chacun comprend parfaitement de quoi il est question.
L’État a le devoir de défendre les valeurs culturelles traditionnelles et de s’opposer à la diffusion de modèles de comportement destructeurs et, appelons les choses par leur nom, immoraux.
Dans notre société, l’institution du mariage, en tant qu’union volontaire entre un homme et une femme, officiellement enregistrée par une autorité publique, doit être consolidée sur le plan législatif.
Toutefois, il ne saurait en aucun cas être question d’autoriser des poursuites pénales ou une discrimination morale à l’encontre de personnes dont les convictions diffèrent de la position officielle de l’État sur les questions de morale.
La position de l’État peut être résumée par une formule claire et équilibrée :
« Chaque citoyen a le droit de choisir, mais nul n’a le droit d’imposer son choix à autrui. »
Notre État défendra fermement les droits et libertés, l’honneur et la dignité de tous les citoyens.
Le meurtre brutal d’une jeune femme prénommée Nouraï, survenu à Chimkent, a provoqué une vive émotion et une large résonance au sein de la société.
À la suite de ce drame, le Kurultay a reçu plus de 130 recours.
Il a été établi que le suspect poursuivait la jeune femme et la menaçait. Ces agissements ont finalement conduit à une issue tragique.
À cet égard, j’ai chargé le ministre de l’Intérieur de procéder à une évaluation juridique rigoureuse des actions menées par le département compétent de la ville de Chimkent.
Le Procureur général devra également placer cette affaire sous son contrôle personnel.
L’enlèvement de jeunes filles en vue d’un mariage est un crime odieux et barbare, qui porte atteinte à l’honneur et à l’autorité de notre nation.
De tels actes de violence sont absolument inadmissibles et ne sauraient être tolérés.
Il est fondamental que les innovations juridiques s’accompagnent d’un relèvement du niveau de la conscience nationale et d’un renforcement de la responsabilité civique.
Le principe de Loi et Ordre est identique pour tous.
Chaque citoyen de notre pays est tenu de le respecter strictement, sans exception.
Chers membres du Kurultay,
La force de tout État réside avant tout dans ses citoyens.
Je suis convaincu que l’énergie collective de la création, malgré les obstacles et les épreuves, est capable de générer des résultats véritablement grandioses.
Vous savez que j’adopte une attitude exigeante et critique à l’égard de toutes sortes de plans et de stratégies. Je rejette catégoriquement les promesses creuses et les « châteaux en l’air ».
Les projets d’avenir doivent être réalistes, concrets et fondés sur des capacités réelles.
Notre époque est extrêmement dynamique. Elle bouleverse les schémas de pensée habituels et remet en question des modèles qui semblaient jusqu’ici immuables.
La numérisation et l’intelligence artificielle façonnent une réalité entièrement nouvelle, dans laquelle il n’y a plus de place pour des conceptions dépassées ni pour des pratiques inefficaces.
Dans le contexte de l’économie numérique mondiale, la taille de la population d’un pays ne jouera plus un rôle déterminant.
Les nations qui réussiront seront celles qui sauront s’adapter à cette nouvelle réalité, et surtout celles qui participeront activement à sa construction.
C’est précisément pour cette raison que le Kazakhstan s’est engagé sur la voie d’un développement accéléré de la numérisation et de l’intégration de l’intelligence artificielle dans toutes les sphères de la vie publique et sociale.
Nous avons commencé à investir de manière significative dans l’éducation, la science et les hautes technologies, conscients de la nécessité urgente d’améliorer la qualité du capital humain – un enjeu crucial à ce tournant historique du développement national.
Cependant, l’essentiel est que ces projets ne se perdent pas dans des présentations formelles ou des forums aux promesses vides.
Nous avons besoin de résultats tangibles, et non d’une imitation du progrès ou d’actions de pure communication.
L’Année de la numérisation et de l’intelligence artificielle n’est ni un hommage à la mode ni une déclaration symbolique.
Il s’agit d’une tâche concrète, stratégique, confiée à l’ensemble de l’appareil d’État. À ce titre, l’exigence de résultats sera proportionnelle à son importance pour le pays.
Les progrès devront se traduire par des indicateurs clairs et mesurables : réduction des délais de prise de décision, augmentation de la productivité du travail, amélioration de la qualité des services publics.
Il est essentiel de comprendre que les technologies, à elles seules, ne sont pas en mesure d’éliminer le désordre managérial.
Si les processus sont initialement mal conçus, surchargés de fonctions redondantes et entravés par des lourdeurs bureaucratiques, l’introduction de l’intelligence artificielle ne saurait constituer une solution miracle.
C’est pourquoi toute stratégie de transformation numérique doit impérativement être précédée d’une réorganisation rigoureuse du système de gouvernance lui-même.
Il en découle une tâche prioritaire : élever la culture organisationnelle au sein du secteur public, introduire les meilleures pratiques de gestion et renforcer les compétences managériales à tous les niveaux.
Les solutions numériques et les technologies fondées sur l’intelligence artificielle offrent des possibilités considérables pour améliorer la qualité de la gouvernance publique dans l’ensemble des domaines.
Il convient avant tout de se concentrer sur la création d’une base infrastructurelle solide pour l’économie de demain – une économie à la fois hautement technologique et fortement énergivore.
Il ne faut en aucun cas répéter les erreurs du passé, lorsque des installations ont été construites de manière dispersée, sans que les réseaux d’ingénierie nécessaires ne soient préalablement mis en place.
De surcroît, l’absence de normes unifiées a entraîné une augmentation des coûts et la perte d’effets d’échelle, illustrant de manière évidente une gestion inefficace.
Une approche centralisée, cohérente et soigneusement planifiée est donc indispensable.
Il convient de définir à l’avance des zones spéciales destinées à l’implantation de centres de données de grande capacité, indispensables au fonctionnement stable et continu de l’infrastructure numérique nationale.
Sur ces sites, il sera nécessaire de construire des centres de traitement de données dotés de systèmes fiables d’alimentation électrique, de refroidissement et de sécurité.
Le Gouvernement, en coopération avec l’akimat de la région de Pavlodar, prévoit de créer une « vallée des centres de données » en s’appuyant sur les capacités énergétiques du bassin d’Ekibastouz.
Il s’agit d’une initiative prometteuse, dont la réussite dépendra de la rigueur et de l’efficacité de sa mise en œuvre.
Nous devons engager la mise en service de nouvelles capacités énergétiques sans attendre l’achèvement de la construction des centrales nucléaires.
Il convient également de garder à l’esprit que les centres de données, en termes de consommation énergétique, sont comparables à de grands complexes industriels.
Par conséquent, la question de l’autosuffisance énergétique doit être considérée comme un élément central de la politique de l’État.
La production actuelle d’électricité au Kazakhstan – 123,1 milliards de kilowattheures – est manifestement insuffisante pour assurer la mise en œuvre de l’ensemble de nos projets stratégiques.
Je l’ai souligné sans ambiguïté lors de la récente réunion du Conseil de sécurité.
Autrement dit, les avantages concurrentiels de notre pays ne sont pas encore exploités à leur pleine mesure.
Le Kazakhstan dispose de réserves colossales de charbon, estimées à environ 33 milliards de tonnes.
Au rythme de consommation actuel, ces réserves suffiraient pour près de trois siècles.
La production annuelle dépasse 110 millions de tonnes, ce qui place notre pays parmi les leaders mondiaux du secteur.
Le charbon demeure pour nous un actif stratégique.
Il doit être exploité de manière complète et responsable, en recourant aux technologies les plus modernes afin de neutraliser autant que possible son impact sur l’environnement.
Le développement de la production d’électricité à partir du charbon doit se voir conférer le statut de projet national.
Le Gouvernement est chargé de régler cette question dans les plus brefs délais.
À l’ordre du jour figurent des projets majeurs : la construction de nouvelles centrales thermiques à Kokchetaou, Semey et Öskemen.
Il faut reconnaître que la résolution de ces questions a pris du retard, alors même que la population attend des résultats concrets.
Ma critique s’adresse ici tant au Gouvernement qu’au Fonds Samrouk-Kazyna.
Il est impératif d’assurer, dans les délais impartis, la mise en service de la centrale électrique de Kourchatov, des blocs énergétiques supplémentaires de la GRES-2, et d’entamer la construction de la GRES-3 à Ekibastouz.
Afin de garantir la stabilité et la fiabilité du système énergétique national, il est nécessaire de mettre en service, dans des délais accélérés, les capacités dites d’équilibrage.
Cela concerne avant tout la production d’électricité à partir du gaz naturel.
Le potentiel gazier du pays peut et doit être renforcé par la prospection et la mise en exploitation de nouveaux gisements.
Or, force est de constater que la production de ce que l’on appelle le « carburant bleu » ne progresse pas au rythme de la croissance des besoins de notre économie.
Rien que l’an dernier, les importations de gaz commercial ont augmenté de 18 %, atteignant 4,5 milliards de mètres cubes.
Dans le même temps, la mise en exploitation de nouveaux gisements gaziers avance à un rythme inadmissiblement lent.
La situation actuelle est le résultat direct d’une planification inefficace, ce qui est absolument inacceptable dans les conditions extraordinaires que traverse aujourd’hui notre pays.
J’ai chargé la direction de QazaqGaz d’engager sans délai le développement des zones prometteuses, en mobilisant des fonds propres et en attirant activement des investisseurs.
Le Gouvernement, en coordination avec le Fonds Samrouk-Kazyna, doit intensifier les travaux de prospection géologique et assurer la mise en valeur de nouveaux gisements d’hydrocarbures.
Il convient également de renforcer le contrôle sur le respect des délais de mise en service des grands projets de transformation du gaz.
Nous avons besoin de résultats concrets, et non de simples déclarations d’intention.
Une réserve importante pour renforcer la fiabilité du système énergétique réside dans les ressources hydriques du pays.
Or, leur potentiel reste largement sous-exploité. En toute franchise, le travail dans ce domaine stratégique a été négligé pendant trop longtemps.
Il est urgent de procéder à une évaluation précise et actualisée du potentiel hydroénergétique réel du Kazakhstan, car les données disponibles, datant pour la plupart de l’époque soviétique, sont aujourd’hui obsolètes.
Il est nécessaire d’élaborer une carte fiable des ressources hydrauliques et énergétiques du pays.
Le temps presse.
L’élaboration de ces documents ne doit pas devenir un frein au développement accéléré de l’hydroélectricité.
Le Gouvernement et le Fonds Samrouk-Kazyna doivent également examiner la possibilité de transférer certains ouvrages hydrauliques en gestion fiduciaire, afin d’en améliorer l’efficacité et la rentabilité.
Le complexe du transport et de la logistique requiert également une attention soutenue, car sans son développement harmonieux, une croissance économique durable est tout simplement impossible.
Le Kazakhstan dispose d’un potentiel de transit considérable. Toutefois, son exploitation complète exige un travail cohérent, systématique et de longue haleine.
Un vaste chantier est actuellement en cours dans l’ensemble du pays :
des milliers de kilomètres de routes et de voies ferrées sont construits ou modernisés, les « goulets d’étranglement » sur les axes stratégiques sont progressivement éliminés, des gares ainsi que des infrastructures portuaires, aériennes et terrestres sont rénovées ou édifiées, et le transport multimodal se développe activement.
Le transport routier conserve une importance particulière.
La modernisation du réseau routier conformément aux normes internationales constitue l’une de nos priorités majeures.
Premièrement, elle renforcera la position du Kazakhstan en tant que corridor de transit clé entre l’Ouest et l’Est.
Deuxièmement, elle permettra d’améliorer sensiblement la connectivité entre les régions du pays.
La construction du tronçon routier Kyzylorda - Jezkazgan sur le territoire de la région de Kyzylorda a récemment été achevée.
D’ici la fin de l’année, la circulation sera également pleinement ouverte du côté de la région d’Ulytau.
La longueur totale de cet axe atteindra environ 400 kilomètres.
Mais l’essentiel est ailleurs : dès cette année, le pays engagera la mise en œuvre de projets d’infrastructure d’une ampleur sans précédent.
L’une des principales artères de transport du Kazakhstan est le corridor « Chine occidentale – Europe occidentale ».
Toutefois, le tronçon reliant Kyzylorda à Aktobé demeure trop étroit, ce qui a entraîné une recrudescence d’accidents de la route.
J’ai déjà donné instruction d’élargir cette section.
Dès cette année, la construction d’une nouvelle route à quatre voies débutera sur cet axe stratégique.
Une part importante du réseau routier existant demeure de portée essentiellement régionale.
Or, son développement est tout aussi crucial pour assurer une croissance équilibrée et renforcer la cohésion territoriale.
Comme vous le savez, dans mon Discours de septembre à la Nation, j’ai donné instruction d’accélérer la construction de la route Beineu - Sekseoul.
Les travaux relatifs à ce projet stratégique débuteront également cette année.
Une fois achevée, cette infrastructure permettra de réduire la longueur du Corridor médian de près de 900 kilomètres, offrant ainsi un accès direct et plus efficace aux ports d’Aktau et de Kuryk.
Depuis de nombreuses années, la route Karaganda - Jezkazgan se trouve dans un état insatisfaisant.
Dès cette année, nous entamerons la construction d’une nouvelle route à deux voies le long de l’ancien tracé.
À terme, il est prévu de reconstruire l’axe existant et de l’élargir à quatre voies.
L’intensité du trafic augmente également de manière significative autour de Saryagach.
À cet égard, la construction d’une rocade routière débutera au cours de l’année en cours.
La qualité des travaux et le respect strict des délais de réalisation de l’ensemble de ces projets seront placés sous mon contrôle personnel.
La mise en œuvre de ces infrastructures renforcera de manière substantielle le potentiel du Kazakhstan en tant que centre international de transport et de logistique.
Parallèlement au développement du réseau routier, il est impératif de poursuivre l’élargissement et la modernisation de l’infrastructure ferroviaire, condition essentielle à l’amélioration globale de la connectivité nationale.
La mise en service, l’an dernier, des secondes voies sur le tronçon Dostyk – Moyynty, ainsi que l’achèvement de la ligne de contournement autour d’Almaty, ont déjà considérablement renforcé le statut de transit de notre pays.
Cette année, les lignes ferroviaires Kyzyljar - Moyynty et Darbaza - Maktaaral seront construites.
Par ailleurs, les tronçons Altynkol - Jetygen et Jezkazgan - Sekseoul feront l’objet d’une modernisation approfondie.
Le développement des liaisons aériennes revêt une importance particulière pour le Kazakhstan.
Il est indispensable d’ouvrir de nouvelles routes internationales.
Il ne s’agit pas seulement d’un enjeu économique, mais aussi d’un indicateur du statut de notre État en tant que société ouverte, dans laquelle les citoyens bénéficient d’une réelle liberté de circulation à l’échelle mondiale.
Plus d’une dizaine de routes aériennes internationales traversent aujourd’hui le territoire du Kazakhstan.
Il s’agit d’une tendance positive, qu’il convient de soutenir et d’amplifier activement.
C’est précisément à ce stade que le Kazakhstan doit s’affirmer comme un pôle international de transit et de transport.
Pour occuper une place digne sur la carte logistique mondiale, des efforts systématiques, cohérents et guidés par une stratégie claire sont indispensables.
Le Gouvernement s’est vu assigner l’objectif d’obtenir des résultats concrets dans le secteur de l’aviation, et plus particulièrement dans le domaine du fret aérien.
Le fait que notre pays ne soit pas encore devenu un hub eurasien du transport aérien de marchandises constitue, à mes yeux, une lacune grave – pour ne pas dire une absurdité manifeste.
Une décision managériale erronée a été prise en matière de création d’une compagnie publique de fret aérien.
Pour des raisons difficiles à comprendre, cette mission a été confiée à la société ferroviaire Kazakhstan Temir Joly.
Si le Gouvernement n’est pas en mesure d’exécuter cette instruction de manière efficace, il devra confier cette tâche à des structures privées capables d’atteindre les résultats attendus.
Lors d’une récente réunion élargie, il est apparu que l’un des principaux obstacles réside dans le prix excessivement élevé du carburant aérien, qui demeure non compétitif par rapport à celui pratiqué dans les aéroports des pays voisins.
Un pays produisant plus de 100 millions de tonnes de pétrole brut par an ne peut pas se permettre d’être moins compétitif sur le prix du kérosène que des États ne disposant pas de production pétrolière.
Il s’agit là d’une incohérence évidente.
Dans ce contexte, j’ai de sérieuses critiques à formuler à l’encontre de certains représentants de la communauté économique.
Des reproches analogues s’adressent également au secteur de l’énergie.
Il est évident que des décisions en matière de ressources humaines devront être prises.
Notre objectif stratégique fondamental demeure le maintien d’un rythme soutenu de croissance économique qualitative.
À cette fin, un ensemble de mesures a déjà été engagé : des actions ciblées pour freiner l’inflation, le lancement d’un nouveau cycle d’investissement et l’adoption de décisions structurelles importantes.
L’économie nationale et le secteur des affaires entrent désormais dans un régime de nouvelles règles fiscales.
Dans ce contexte, le Gouvernement et les autorités exécutives locales sont tenus d’assurer un « transit fiscal » fluide, transparent et exempt de conflits.
Il est impératif d’examiner avec attention toutes les propositions pertinentes et constructives émanant de la société concernant l’application du nouveau Code fiscal et, le cas échéant, d’y apporter les ajustements nécessaires.
Après tout, le Code fiscal n’est pas un texte sacré : il doit servir le développement de l’économie et le bien-être des citoyens.
Dans une période de transformation profonde de la société, l’existence de canaux de rétroaction efficaces revêt une importance particulière.
Un travail systématique et attentif sur les requêtes des citoyens permet de rester à l’écoute de leurs besoins réels et de répondre de manière opportune et adéquate à leurs attentes.
Ces derniers temps, j’ai reçu de nombreuses sollicitations concernant le mécanisme de financement des écoles privées.
Dans une récente interview accordée au journal Turkistan, j’ai exprimé clairement ma position : le système actuel de financement public de l’éducation est déséquilibré et nécessite une correction urgente.
Un audit des écoles privées a mis en évidence des violations liées à des dépenses illégales et injustifiées, rendues possibles par les failles du mécanisme de financement par élève.
J’ai chargé le Gouvernement de réformer sans délai ce mécanisme et d’élaborer des critères de financement clairs, transparents et équitables.
Dans ce processus, il convient de tenir compte du rôle positif que joue le secteur privé dans le développement de l’enseignement secondaire.
Des problèmes analogues – et parfois d’une gravité encore plus grande – ont également été révélés dans le secteur de la santé.
Un audit approfondi du Fonds d’assurance maladie sociale a mis au jour de nombreuses violations et abus.
Il s’agit principalement de majorations fictives, ainsi que de cas flagrants de falsification de documents visant au détournement de fonds publics à une échelle considérable.
Alors même que l’ensemble du pays mobilise ses efforts et ses ressources pour assurer une croissance économique qualitative, réaliser des projets d’infrastructure d’envergure et développer le système de santé, des sommes colossales allouées au secteur social sont tout simplement détournées.
À titre de rappel, pour les seules années 2024 et 2025, l’État a affecté 7,8 trillions de tenges au développement du secteur de la santé, soit environ 15,5 milliards de dollars à l’échelle internationale.
Il convient de rappeler avec force que les dépenses publiques consacrées à l’éducation et à la santé ont pour objectif principal d’améliorer la qualité de vie des citoyens et s’inscrivent pleinement dans la stratégie de construction d’un Kazakhstan juste.
Les forces de l’ordre sont chargées d’identifier l’ensemble des bénéficiaires de ces schémas de corruption et de traduire les responsables devant la justice.
Je soutiens la décision du Gouvernement de placer le Fonds d’assurance maladie obligatoire sous la tutelle du ministère des Finances.
Les dérives constatées au sein de ce Fonds sont la conséquence directe d’un manque de professionnalisme de certains dirigeants du secteur social et de leur indifférence manifeste aux intérêts de l’État.
Je ne parlerai même pas, dans ce contexte, de patriotisme.
C’est pourquoi l’exigence d’intégrité des fonctionnaires demeure une priorité nationale absolue.
Des réseaux d’escroquerie incontrôlés sont devenus une menace réelle pour la sécurité nationale.
Alors que des fonds considérables sont détournés au sein du Fonds d’assurance maladie, des agents des services d’urgence et des ambulanciers, sous l’influence de manipulateurs — y compris à caractère politique – descendent dans la rue pour formuler des revendications sociales.
Parallèlement, de nombreux citoyens deviennent victimes d’escroqueries, perdent leurs économies durement gagnées et sont entraînés, par la tromperie, dans des opérations financières criminelles.
Dans le monde contemporain, le phénomène de la fraude migratoire s’est également fortement aggravé.
Nous observons ce qui se produit en Europe et aux États-Unis.
Cette problématique a pris une importance particulière dans notre pays également, dans la mesure où le Kazakhstan devient de plus en plus attractif pour les citoyens étrangers en matière d’emploi et de résidence.
Les forces de l’ordre ont mis au jour des activités criminelles liées à la délivrance illégale de documents à des ressortissants étrangers, visant à légaliser frauduleusement leur séjour permanent sur le territoire du Kazakhstan.
La lutte contre toutes les formes de fraude – qu’elles relèvent de la sphère sociale ou économique – doit être renforcée de manière décisive.
Il convient également de traduire systématiquement en justice tous ceux qui enfreignent le principe de Loi et Ordre :
des petits fauteurs de troubles, vandales et voleurs, jusqu’aux représentants de la criminalité organisée et, bien entendu, aux provocateurs cherchant à déstabiliser notre société.
Il s’agit là d’une tâche urgente et, disons-le clairement, prioritaire.
La numérisation de la société deviendra inévitablement généralisée, voire totale.
Cela implique une attention particulière à la protection législative des données personnelles, ainsi qu’au renforcement de la culture financière et numérique des citoyens.
Une autre question d’une importance particulière concerne l’interaction efficace avec les partenaires économiques stratégiques du Kazakhstan dans un contexte international marqué par des tensions croissantes.
Notre position est parfaitement claire : le Kazakhstan soutient l’intégration économique et y participe activement, mais cette intégration doit être équitable et pleinement conforme à nos intérêts nationaux.
Cette année, le Kazakhstan assure la présidence de l’Union économique eurasiatique.
Parmi nos priorités figure l’introduction à grande échelle de l’intelligence artificielle afin d’accroître l’efficacité des mécanismes d’intégration eurasiatique.
Les travaux visant à éliminer les barrières commerciales et les manifestations de protectionnisme injustifié se poursuivront de manière résolue.
À titre d’exemple, il est difficile de considérer comme normale la situation dans laquelle le secteur de la transformation agroalimentaire du Kazakhstan se trouve soumis à des pressions injustifiées.
Les entreprises nationales de l’industrie alimentaire sont contraintes de réduire leur production sous l’effet de l’afflux de produits subventionnés en provenance d’autres États membres de l’Union économique eurasiatique.
Or, pour notre pays, il s’agit d’une question de sécurité alimentaire.
C’est précisément pour cette raison que je parle de justice dans l’intégration.
Le Gouvernement doit agir de manière plus proactive afin de défendre les intérêts nationaux.
Il est indispensable de parvenir à un équilibre équitable des intérêts mutuels et de défendre les positions du Kazakhstan avec compétence, fermeté et professionnalisme.
Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons renforcer la compétitivité de notre économie sur le marché international.
Chers participants à cette réunion,
Nous sommes aujourd’hui témoins de l’émergence de phénomènes entièrement nouveaux, auxquels nous-mêmes comme les générations futures devront nous adapter.
Autrement dit, ce qui semblait encore récemment inconcevable ou impossible devient progressivement une norme, voire une réalité ordinaire.
Sous nos yeux s’opère une érosion du droit international.
La crise de confiance sur la scène mondiale s’aggrave.
Les dépenses militaires mondiales ont atteint un niveau record, avoisinant trois mille milliards de dollars, et pourraient doubler d’ici à 2035.
La militarisation croissante compromet sérieusement les efforts de la communauté internationale visant à instaurer un ordre mondial juste et stable.
Dans ces conditions complexes, le rôle de la politique étrangère gagne en importance.
Elle doit être équilibrée, responsable et orientée vers la protection et la promotion des intérêts stratégiques de notre État.
En diplomatie, le prix d’une décision erronée est particulièrement élevé : une erreur peut causer un préjudice irréparable aux intérêts à long terme de l’État.
Nous le savons par notre propre expérience.
Dans le domaine économique, un programme ou un concept peut être remplacé.
En revanche, les signatures apposées au bas des traités internationaux ne peuvent être retirées.
Ce qui est écrit à l’encre ne peut être effacé à la hache.
Dans notre conception, la diplomatie demeure l’instrument le plus important – et, en réalité, sans alternative – pour parvenir à des compromis et à la concorde.
Elle ne doit en aucun cas devenir un chemin menant à la confrontation ou aux querelles internationales.
Tout conflit peut être surmonté s’il existe une volonté sincère et un professionnalisme à la hauteur des enjeux.
J’ai pris la décision de rejoindre les Accords d’Abraham.
L’émergence même de ces accords constitue une innovation diplomatique majeure, fondée sur une compréhension approfondie du contexte historique et des réalités politiques contemporaines.
Je suis convaincu du bien-fondé de cette décision. Les Accords d’Abraham sont appelés à contribuer à l’instauration d’une paix durable et stable au Moyen-Orient.
Pour en saisir pleinement le sens, il convient de s’arrêter sur leur appellation.
Abraham, ou Ibrahim, est une figure prophétique centrale dans l’histoire des religions, également vénérée par les fidèles du judaïsme, du christianisme et de l’islam.
Notre pays doit s’appuyer sur des valeurs qui unissent l’humanité.
Le Kazakhstan œuvre de manière constante en faveur de la paix et du dialogue entre les représentants de différentes nations et confessions.
C’est précisément pour cette raison que l’adhésion à ces accords revêt une signification particulière et contribuera à renforcer le prestige international de notre État.
Le Kazakhstan est une puissance moyenne responsable et, par la superficie de son territoire, le plus grand État du monde islamique.
Nous nous plaçons du côté du bon sens et de la justice, et nous continuerons à nous guider par cette ligne politique, avec constance et détermination.
Toutes nos actions en matière de politique étrangère sont subordonnées à un objectif fondamental : garantir l’intégrité territoriale, la sécurité et la souveraineté du Kazakhstan.
Pour moi, en tant que Chef de l’État kazakh, l’Indépendance est au-dessus de tout.
Ce n’est pas un slogan commémoratif, mais un principe fondamental de notre stratégie nationale dans un monde instable et imprévisible.
Je l’ai affirmé à maintes reprises : l’Indépendance repose avant tout sur l’unité nationale et la concorde.
Il nous appartient de renforcer constamment la cohésion de notre peuple, de faire preuve de retenue stratégique et de sagesse politique, tout en gardant clairement à l’esprit notre objectif principal : bâtir un État prospère, respecté et fort.
Je l’ai déjà dit et je tiens à le rappeler aujourd’hui : nous devons définitivement nous affranchir de la psychologie et de la mentalité d’une nation qui n’aurait pas surmonté ses traumatismes historiques.
Accuser d’autres peuples de ses propres échecs, s’enliser dans des débats stériles ou des lamentations interminables sur un destin prétendument tragique – tout cela relève d’un héritage du passé.
Le monde évolue rapidement. Il est temps que nous évoluions nous aussi.
Notre nation est jeune, tournée vers l’avenir, et doit avancer en phase avec son époque.
Les transformations actuelles touchent toutes les sphères de la vie – de la politique et de l’économie au climat, aux technologies et aux modes de pensée.
Dans ces conditions, le Kazakhstan doit être capable de prendre des décisions audacieuses, non conventionnelles et innovantes, sans céder à la peur ou à l’hésitation.
J’ai même dit aux membres du Gouvernement :
« Si vous craignez quelque chose ou quelqu’un, adressez-moi une note. Si j’y perçois une logique solide et une vision claire, j’assumerai personnellement toute la responsabilité de la décision. »
Je lance cet appel avant tout aux fonctionnaires, aux entrepreneurs et aux scientifiques.
Le temps des grands changements profonds est arrivé — ou, plus exactement, il est déjà là.
Et notre pays doit occuper une place digne dans cette nouvelle réalité historique.
Chers amis,
Dans une récente interview accordée au journal Turkistan, j’ai souligné que l’année en cours serait décisive pour l’avenir de notre pays.
Le Kazakhstan entre aujourd’hui dans une nouvelle étape de modernisation politique d’envergure, dont l’élément central est la réforme parlementaire à venir.
Vous savez que l’initiative de transition vers un Parlement monocaméral a été annoncée dans mon Discours à la Nation l’an dernier.
Cette proposition majeure a suscité un large écho dans la société.
Le 8 octobre, j’ai signé un décret portant création d’un Groupe de travail sur la réforme parlementaire, réunissant des juristes de renom, des experts, des représentants des partis politiques et des organisations de la société civile.
Il est extrêmement important que les citoyens concernés aient activement pris part au débat public, en exprimant leurs opinions et en soumettant leurs propositions dans la section spécialement créée « Réforme parlementaire » sur les plateformes e-Otinish et eGov.
Le Groupe de travail a accompli un travail considérable, en analysant de manière approfondie et en synthétisant les propositions des citoyens relatives à la réforme parlementaire.
L’ensemble de ces travaux a fait l’objet de mon attention constante.
La première réunion du Groupe de travail, que j’ai présidée personnellement, s’est tenue à la mi-octobre.
Deux autres réunions ont eu lieu les 2 et 29 décembre.
Cette année, trois réunions supplémentaires se sont déroulées, la dernière ayant eu lieu littéralement hier, à la veille du Kurultay.
Ainsi, le débat intensif sur la réforme constitutionnelle se poursuit depuis près de six mois.
Sur la base des conclusions du Groupe de travail et des sondages d’opinion menés régulièrement, il ne serait pas exagéré d’affirmer que les citoyens soutiennent l’initiative de transition vers un Parlement monocaméral.
Les députés et les chefs de fractions parlementaires, récemment en contact direct avec les électeurs dans les régions, confirment également que la population est informée de la réforme envisagée et l’approuve dans son ensemble.
Il n’existe aujourd’hui aucune divergence d’interprétation majeure : dans l’ensemble, les lignes directrices sont claires et un consensus de base s’est formé autour des principes et des paramètres essentiels des transformations envisagées.
Sur la base d’une analyse approfondie, le Groupe de travail a présenté sa vision globale ainsi que des propositions concrètes.
Les questions principales portent désormais sur le nombre de députés que comptera le futur Parlement, sur sa structure et sur ses modalités de fonctionnement.
Il s’agit de paramètres d’une importance capitale – je dirais même fondamentale – qui doivent être examinés avec la plus grande rigueur afin de parvenir à des décisions équilibrées et responsables.
C’est pourquoi je souhaite aujourd’hui, depuis la tribune du Kurultay national, présenter les propositions synthétisées par le Groupe de travail.
Avant toute chose, je tiens à exprimer ma position concernant l’appellation du futur Parlement.
Je considère qu’il devrait porter le nom de Kurultay, car la signification historique et l’essence même de ce concept sont claires, profondément enracinées et proches de notre peuple.
L’initiative de relancer les sessions du Kurultay a été avancée par moi-même en 2022.
Au début de mon intervention aujourd’hui, j’ai souligné l’efficacité de cette institution.
D’une manière générale, je suis convaincu que le terme « Kurultay » doit être conservé dans le système politique du pays en tant que symbole d’une institution étatique d’une importance capitale.
S’agissant du nombre de députés, cette question a suscité des débats particulièrement vifs et a donné lieu au plus grand nombre de divergences.
Une partie des participants défendait le principe d’une représentation proportionnelle strictement fondée sur la taille de la population du pays.
D’autres proposaient d’augmenter le nombre de députés jusqu’à 500.
Or, notre objectif fondamental est de former un Parlement véritablement efficace, professionnel et responsable.
L’organe législatif suprême doit être en mesure d’assurer un accompagnement législatif complet des transformations de grande ampleur engagées dans le pays.
Comme le montre l’expérience internationale la plus avancée, il n’est nullement nécessaire, pour atteindre cet objectif, d’augmenter excessivement le nombre de députés.
Car, en définitive, l’enjeu n’est pas la quantité, mais la qualité.
Le Parlement doit être composé de véritables patriotes et de professionnels compétents — voilà l’essentiel.
À l’issue d’une analyse approfondie des propositions citoyennes et de débats particulièrement intenses au sein du Groupe de travail, il a été décidé de fixer la composition du futur Parlement à 145 mandats.
Il est envisagé que le nouveau Parlement compte trois vice-présidents, tandis que le nombre de commissions parlementaires ne devra pas dépasser huit, afin d’assurer une organisation efficace et rationnelle du travail législatif.
Le deuxième ensemble de propositions concerne les prérogatives du Parlement en matière de formation de la composition de plusieurs organes clés de l’État.
Conformément à la Constitution actuellement en vigueur, les pouvoirs de formation de la Cour constitutionnelle, de la Haute chambre des comptes et de la Commission électorale centrale sont répartis de manière équilibrée entre le Majilis, le Sénat et le Président.
Il est désormais proposé que la nomination de l’ensemble des membres de ces institutions étatiques majeures soit effectuée exclusivement avec l’accord du Parlement.
Il est également proposé de conférer aux députés de l’organe suprême de représentation nationale le pouvoir d’élire l’ensemble des juges de la Cour suprême, sur proposition du Président.
Il s’agit là d’une étape décisive dans le développement du parlementarisme kazakhstanais et dans le renforcement du système de freins et contrepoids entre les différentes branches du pouvoir.
Le troisième bloc de propositions concerne le mode de formation du nouveau Parlement.
Les députés seront désormais élus selon le principe proportionnel, ce qui renforcera le rôle institutionnel des partis politiques ainsi que leur responsabilité devant la société.
Je suis conscient que certains partis ont proposé d’étendre ce principe proportionnel non seulement à la formation du Parlement, mais également à celle des maslikhats à tous les niveaux.
Toutefois, s’agissant du niveau régional, je considère qu’il est nécessaire de maintenir le système majoritaire.
La voix des habitants des régions doit être clairement entendue et directement représentée.
Il s’agit là de ma position ferme et réfléchie.
Au cours des discussions, il a également été proposé de maintenir une quota présidentielle au sein du futur Parlement.
Toutefois, je suis convaincu que le nouveau Parlement n’a besoin ni de tutelle ni de supervision particulière.
Il ne doit exister aucune nomination exclusive : tous les députés doivent être élus selon des règles identiques et transparentes.
Dans cette logique, il est également proposé de supprimer la quota spéciale de l’Assemblée du peuple du Kazakhstan.
Parallèlement, une proposition a été formulée visant à abandonner le système de quotas pour la représentation des jeunes, des femmes et des personnes en situation de handicap.
Cependant, cette question relève d’une tout autre nature.
Ces quotas traduisent notre engagement ferme en faveur du principe de justice sociale et garantissent l’inclusivité des processus sociopolitiques dans notre pays.
Je propose donc de maintenir ces quotas en l’état.
Par ailleurs, certains participants ont suggéré de relever le seuil électoral d’accès des partis au Parlement, en le faisant passer de 5 % à 7 %.
Il convient de rappeler que l’abaissement du seuil à 5 % avait été introduit à l’initiative du Conseil national de la confiance publique et qu’il avait contribué, il y a cinq ans, à une amélioration notable de notre législation électorale.
Cette mesure visait à réduire la monopolisation du Parlement par les grandes forces politiques et à renforcer la concurrence partisane.
Elle a démontré son efficacité : pour la première fois dans l’histoire du pays, six partis politiques ont accédé simultanément au Majilis.
Je considère donc qu’il est justifié de maintenir le seuil électoral à 5 %.
Le quatrième ensemble de propositions concerne les aspects procéduraux et le règlement intérieur du futur Parlement.
Les députés du nouveau Parlement seront élus pour un mandat de cinq ans.
Il est proposé d’introduire un algorithme d’adoption des lois en trois étapes, visant à renforcer la qualité du travail législatif et la transparence des décisions :
Ainsi, le reformatage en profondeur de l’activité parlementaire constituera la continuation logique des transformations politiques engagées ces dernières années.
L’objectif fondamental de cette réforme est de renforcer l’ossature institutionnelle de l’État et de créer un système politique stable, fondé sur le principe :
« Président fort – Parlement influent – Gouvernement responsable et redevable ».
La nouvelle configuration des institutions du pouvoir constituera une base solide pour l’édification d’une société juste, offrant des chances égales à tous les citoyens.
En définitive, la réforme parlementaire à venir renforcera le potentiel global de notre pays, insufflera une nouvelle dynamique et améliorera la qualité des transformations socio-économiques menées au Kazakhstan.
Comme je l’ai souligné à maintes reprises, les réformes ne sont pas un événement ponctuel, mais un processus permanent, fondé sur les besoins de la société et sur la logique du développement de l’État.
Et comme l’ont montré les discussions approfondies menées au sein du Groupe de travail, la demande de changements est désormais arrivée à maturité.
Nous avons reçu plus de cinq cents propositions directement liées à la réforme parlementaire.
Parallèlement, près de trois fois plus de recommandations ont été formulées sur des questions plus larges de construction constitutionnelle, émanant de juristes, d’experts et de représentants de la société civile.
Ces problématiques dépassent le cadre de compétence du Groupe de travail actuel, mais elles sont parfaitement légitimes et appellent un examen approfondi et responsable.
En particulier, la société s’interroge sur la représentation des régions et des associations ethnoculturelles dans le système du pouvoir d’État, comme l’a souligné aujourd’hui le député Ponomarev.
Il s’agit sans aucun doute d’un sujet important, qui ne peut être ignoré.
Il est évident que la résolution de cette question doit être abordée avec prudence et sens des responsabilités, en tenant compte avant tout des intérêts de l’État.
Tous les changements envisagés doivent se compléter harmonieusement et ne doivent en aucun cas entrer en contradiction les uns avec les autres.
Ma position de principe est claire : les fondements constitutionnels du modèle kazakh de concorde et d’unité, ainsi que les traditions établies d’interaction entre le pouvoir et la société, doivent non seulement être préservés, mais également renforcés.
À la nouvelle étape des réformes, le Kazakhstan a besoin d’une large plateforme nationale, d’une tribune permettant l’organisation régulière d’un dialogue ouvert et inclusif sur l’ensemble des questions du développement sociétal.
Cette plateforme devra réunir les principales organisations et structures sociopolitiques œuvrant au renforcement de l’unité, de la cohésion et de la solidarité de notre peuple.
Dans cette perspective, on peut considérer que les missions historiquement importantes de l’Assemblée du peuple du Kazakhstan et du Kurultay national ont, dans les faits, été accomplies avec succès.
En tant que nouvel institut, je propose de créer le « Kazakhstannıñ Khalyk Kenesi » – le Conseil du peuple du Kazakhstan.
Je considère qu’il est essentiel de préserver, dans l’activité de ce nouvel organe, la continuité stratégique des fonctions assumées jusqu’à présent par l’Assemblée du peuple et le Kurultay national, à savoir le renforcement constant de la souveraineté kazakhe et de l’Indépendance de la République du Kazakhstan.
Dans le même temps, le Khalyk Kenesi, par son essence même, deviendra un nouvel organe étatique, intégrant les meilleures pratiques des structures consultatives analogues existant dans d’autres pays.
Toutes les ethnies, l’ensemble des groupes sociaux ainsi que toutes les régions du pays y seront représentés.
Le Conseil du peuple du Kazakhstan se verra conférer le statut de plus haut organe consultatif de l’État.
Il est proposé de le composer de 126 membres :
Tous les membres du Conseil du peuple seront nommés par le Président, tandis que son président sera élu par les membres du Conseil eux-mêmes.
Le président du Khalyk Kenesi disposera de deux adjoints, désignés sur une base rotationnelle et à titre bénévole, ainsi que d’un chef de secrétariat.
Le Conseil du peuple devra se voir conférer le droit d’initiative législative, ce qui renforcera considérablement son rôle et son influence institutionnelle.
L’organe suprême du Conseil du peuple du Kazakhstan sera la session, convoquée au moins une fois par an.
Le Khalyk Kenesi se verra transférer les fonctions essentielles auparavant exercées par l’Assemblée du peuple du Kazakhstan dans le domaine de la concorde interethnique et interconfessionnelle.
Par ailleurs, ce nouvel organe concentrera son action sur l’élaboration de propositions visant à améliorer la politique intérieure, s’emploiera à promouvoir et à expliquer les fondements de l’idéologie de l’État, ainsi que les dispositions de la Constitution et d’autres documents stratégiques de notre pays.
La compétence d’organiser les congrès des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles, ainsi que d’autres forums humanitaires d’importance nationale, relèvera également du Conseil du peuple.
Le statut, les prérogatives et la procédure de formation du Khalyk Kenesi devront être régis par une section distincte de la Constitution, ainsi que par une loi constitutionnelle spéciale.
Des juristes professionnels ont, à cet égard, souligné la nécessité de préciser certains aspects de la Loi fondamentale.
En particulier, une proposition majeure concerne la procédure d’élection du Chef de l’État.
Conformément à la Constitution en vigueur, en cas de circonstances exceptionnelles empêchant le Président d’exercer ses fonctions, l’exercice du pouvoir présidentiel est transféré, pour la durée restante du mandat, au président du Sénat.
Si ce dernier est dans l’impossibilité d’assumer cette responsabilité, les pouvoirs présidentiels sont transmis plus avant selon la hiérarchie institutionnelle prévue.
Il convient d’insister sur un point essentiel : la formulation clé est « pour la durée restante du mandat ».
Autrement dit, cette durée peut être de quelques mois, mais aussi de plusieurs années.
C’est pourquoi, en cas de cessation anticipée des fonctions présidentielles, il est nécessaire, conformément aux meilleures pratiques internationales, de prévoir dans la Constitution l’organisation d’élections présidentielles anticipées dans un délai de deux mois.
Je suis fermement convaincu qu’à l’avenir, tout dirigeant de notre pays devra confirmer sa légitimité par le biais du suffrage populaire.
Une telle modification constitutionnelle enverra un signal clair et responsable aux générations futures de dirigeants du Kazakhstan.
Il est apparu, par ailleurs, que le texte actuel de la Constitution comporte certaines imprécisions terminologiques ainsi que des distorsions stylistiques.
Dans le cadre de la réforme constitutionnelle à venir, ces lacunes devront être corrigées de manière approfondie et professionnelle.
Outre les juristes, des linguistes qualifiés seront associés à ce travail, afin de garantir la clarté, la cohérence et la précision du texte fondamental.
Un autre point d’une importance particulière mérite d’être souligné.
Dans le préambule de la Constitution, nos valeurs nationales fondamentales doivent être formulées de manière plus explicite et plus ferme, afin qu’elles demeurent immuables quelles que soient les évolutions du temps.
Le préambule doit également refléter clairement les racines profondes de notre civilisation et de notre tradition étatique sur la terre kazakhe.
Par ce biais, nous affirmerons sans ambiguïté la continuité historique de notre État avec les grandes formations politiques de la Grande Steppe.
Il est également nécessaire d’inscrire dans la Constitution la disposition selon laquelle notre objectif suprême est la construction d’un Kazakhstan juste – un objectif qui ne fait aucun doute et qui sera atteint.
Je considère indispensable d’introduire dans la Loi fondamentale, et en particulier dans la nouvelle rédaction de son préambule, des principes relatifs à l’édification d’un État de droit, au respect attentif de la nature et à la protection de l’environnement.
Ces principes de construction étatique sont pleinement d’actualité et ne sauraient faire l’objet ni d’une révision opportuniste ni d’une érosion progressive.
Il convient également de préserver et de renforcer le caractère laïc de notre État, qui constitue l’un des fondements de la stabilité et de la concorde dans notre société.
Notre Constitution doit pleinement correspondre à l’esprit de son temps.
Au XXIᵉ siècle, la numérisation progresse à un rythme soutenu, acquérant un caractère durable et irréversible.
Les hautes technologies exercent désormais une influence directe sur la vie quotidienne des citoyens, ainsi que sur l’exercice de leurs droits et libertés fondamentaux.
Il est évident que cette tendance ne fera que s’intensifier à l’avenir.
C’est pourquoi la Loi fondamentale doit impérativement définir les bases institutionnelles et juridiques du processus de numérisation au Kazakhstan.
Je considère nécessaire d’y inscrire clairement la norme selon laquelle les données numériques personnelles des citoyens sont protégées par la loi et ne peuvent faire l’objet d’aucune utilisation abusive.
Parmi l’ensemble des propositions reçues à ce jour, je n’ai évoqué que les éléments les plus essentiels.
Néanmoins, les contours généraux de la réforme constitutionnelle se dessinent déjà avec netteté.
Au cours de débats approfondis et d’échanges nourris menés pendant près de six mois, les paramètres clés de la réforme à venir ont été définis.
Ils sont étroitement liés entre eux et forment un ensemble cohérent.
Les idées et propositions constructives formulées par les citoyens, recueillies par l’intermédiaire des plateformes de dialogue et de communication mises en place, ont été examinées avec soin et prises en compte dans toute la mesure du possible.
Si ces approches bénéficient du soutien du peuple, le Kazakhstan entrera dans une nouvelle étape de sa construction étatique, marquée par une modernisation institutionnelle profonde et durable.
Chers membres du Kurultay,
Chacun d’entre vous participe activement à la mise en œuvre des réformes de grande ampleur engagées dans notre pays et comprend parfaitement la logique des transformations en cours.
L’objectif fondamental de la modernisation politique est de renforcer le potentiel du Kazakhstan et d’accroître la résilience de l’État face aux défis contemporains.
Ce ne sont pas des changements purement formels qui importent, mais une transformation qualitative de l’essence même des institutions étatiques, ainsi qu’une amélioration tangible de leur interaction.
Grâce aux réformes constitutionnelles de 2022, des mesures décisives ont été prises pour instaurer un système politique équilibré et accroître l’efficacité de la gouvernance publique.
Afin de renforcer l’État de droit et d’ancrer durablement la culture juridique, une Cour constitutionnelle a été instituée.
Le nouveau Code de procédure administrative et contentieuse a rééquilibré les décisions judiciaires en faveur des citoyens et des entrepreneurs, leur permettant de défendre plus efficacement leurs droits et intérêts légitimes.
Une avancée majeure dans la protection des droits des citoyens a été la création de juridictions de cassation, ainsi que l’octroi d’un statut constitutionnel au Défenseur des droits.
Nous avons également modernisé le système électoral et les modalités de formation des organes représentatifs du pouvoir, renforçant de manière significative leur rôle politique et leurs compétences.
Le nouveau modèle électoral a ouvert les portes du Parlement et des maslikhats à des représentants de diverses orientations idéologiques et de différents partis politiques.
Une vague de renouvellement a également touché le pouvoir exécutif avec l’introduction de l’élection des akims ruraux.
Une innovation constitutionnelle majeure a consisté à interdire aux proches du Chef de l’État d’occuper des postes élevés et stratégiques dans le système de gouvernance publique.
Ainsi, des transformations d’ampleur ont concerné l’ensemble des branches du pouvoir – judiciaire, législative et exécutive — tant au niveau central que régional.
Des changements notables ont également été opérés au sommet du pouvoir, au sein même de l’institution présidentielle.
Toutes ces réformes ont été mûrement réfléchies et élaborées par moi en partant d’un principe fondamental : le primat absolu des intérêts de l’État et du bien-être du peuple.
C’est pourquoi l’ensemble de ces initiatives s’inscrit dans une stratégie unique, cohérente et de long terme, visant une modernisation globale et durable du pays.
Je suis convaincu que, pour obtenir des résultats positifs et durables, il est nécessaire de suivre une voie évolutive, d’agir de manière progressive et d’adapter la société aux nouvelles réalités politiques et économiques.
Ce n’est pas sans raison que l’on dit dans notre peuple : chaque chose en son temps.
Je considère que ce temps est venu.
Et aujourd’hui, lors de la séance de clôture du Kurultay national, je souhaite formuler une nouvelle proposition d’importance majeure.
Cette initiative viendra compléter de manière organique l’architecture politique que nous avons méthodiquement construite au cours des dernières années.
La proposition que je souhaite formuler aujourd’hui concerne l’institution du poste de Vice-président de la République du Kazakhstan et son inscription correspondante dans la Constitution.
Le Vice-président sera nommé par le Président, avec l’accord du Parlement, à la majorité simple des voix.
L’étendue de ses compétences sera définie par le Chef de l’État.
Il est prévu que le Vice-président, sur instruction du Président :
Ces dispositions fondamentales relatives aux fonctions du Vice-président devront également être inscrites dans le texte de la Constitution.
Dans le même temps, certaines structures administratives assurant le fonctionnement du Parlement actuel, ainsi que le poste de Conseiller d’État, seront supprimées.
Les fonctions, la structure et le système de gestion de l’Administration présidentielle seront réformés en fonction des nécessités pratiques et des exigences de l’époque.
Comme vous le savez, la fonction de Vice-président existe dans de nombreux États.
Dans notre cas, l’institution de ce poste permettra de stabiliser le processus de gouvernance, de clarifier la hiérarchie du pouvoir et d’accroître l’efficacité de l’action publique.
Je tiens à le souligner avec force : cette innovation constitutionnelle ne signifie en aucun cas un affaiblissement de l’institution présidentielle.
Au contraire, la fonction de Président demeure la pierre angulaire du système étatique.
Je suis convaincu que le Kazakhstan continuera à se développer avec succès en tant que république présidentielle.
Il ne faut pas renoncer à ce modèle politique qui a fait ses preuves, d’autant plus que l’expérience internationale confirme clairement la pertinence de ce choix.
Je suis convaincu que l’ensemble des réformes du pouvoir d’État que je propose — la transition vers un Parlement monocaméral, le Kurultay, la création du Khalyk Kenesi – Conseil du peuple, ainsi que l’institution du poste de Vice-président — donnera une impulsion puissante au développement de notre pays et renforcera durablement son potentiel.
Parallèlement aux transformations systémiques engagées en 2022, la mise en œuvre de ces réformes marque le passage d’un modèle constitutionnel établi il y a plus de trente ans, en 1995, à un modèle fondamentalement nouveau, répondant pleinement aux réalités et aux défis du XXIᵉ siècle.
Si les citoyens soutiennent ces initiatives lors d’un référendum national, la nature même de l’État kazakh et son système politique connaîtront une transformation profonde et qualitative.
Nous franchirons alors une étape décisive dans la construction d’un Kazakhstan juste, fondé sur la responsabilité, la confiance, la solidarité nationale et l’égalité des chances.
Chers membres du Kurultay,
Chers compatriotes,
Nous entrons dans une période historique exigeante, mais porteuse de grandes opportunités.
La réussite de notre pays dépendra de notre unité, de notre sagesse collective et de notre capacité à agir avec responsabilité et clairvoyance.
Je suis fermement convaincu que le peuple du Kazakhstan saura relever ces défis avec dignité.
En nous appuyant sur notre histoire, sur nos valeurs nationales et sur une vision claire de l’avenir, nous construirons ensemble un État fort, moderne et respecté.
Je vous remercie de votre attention.